Lucerne, le 11 août 1996,
Rafael Jeronym Kubelík était le sixième de huit enfants du couple d'un des plus grands
violonistes
du début du XX ème
siècle,
Jan Kubelík
(1880-1940) et de la comtesse hongroise
Csaky-Szell
(Marianna Szell de Duka et Szentgyörgyvölgy),
et petit-fils d'un musicien amateur (une de ses
sœurs,
Anita, était violoniste). Il devint une figure marquante de la direction d'orchestre de
la deuxième moitié du XXe siècle, tout en restant finalement un artiste
dont la renommée n'a pas été de son vivant à la hauteur de son art, d'où
l'existence de ce site.
Conservatoire
de Prague (1929-1933). Il fut un enfant précoce : son
père
déclarait en 1926 : "mon jeune fils est le plus talentueux. Il
pourrait faire de grandes choses. Il a onze ans, joue brillamment du piano
et du violon, lit les partitions à vue et connaît bien l'orchestre. Il y
a peu de temps, il s'est penché sur mon travail concernant une
orchestration et me demanda d'ajouter un cor à un certain passage : il
avait raison !".
1921 to 1929 he studied daily the symphonic repertoire, playing
four hands on the piano with his uncle Frantisek Kubelík. he will attend the
Prague Conseervatory of Music - Subjects : composition, violin, piano and
conducting.
débuts
à la tête de la
Philharmonie tchèque à à peine 20 ans, le 24 janvier 1934. Au programme,
entre autres : sa Fantaisie op. 2 qui lui avait valu son diplôme de composition -
jouée en soliste par son père - et la 4e de Tchaïkovski. Il accompagna
son père en tournée en 1935/1936, au piano, aux États-Unis
pendant l'année 1935 et en
Italie. Il joua d'ailleurs un concerto pour violon de Mozart avec la
Philharmonie tchèque. En 1937, son maître, Vaclav Talich, souffrant,
l'envoya en tournée en
Angleterre
(
2), Écosse et Belgique à la tête de la
Philharmonie tchèque pour une tournée prestigieuse de vingt concerts,
tournée répétée l'année suivante. Il restera donc directeur musical
de l'orchestre philharmonique tchèque de
1936 à 1948.
began at the head of the Czech Philharmonic at 20 on January 24th,
1934, with Beethoven's Violin concerto, his own Fantasy op.2 played by his
father and Tchaikovsky's Fourth symphony.
England, Scotland and
Belgium, conducting the Czech Philharmonic for a prestigious 20 concerts
series, which will be redone the year after. Thus, he will stay Czech
orchestra's permanent conductor from 1936 to 1939.
violoniste
Ludmila
Bartlova (concerto de Dvořák en 1955 par exemple). Il lutta pour maintenir l'orchestre
philharmonique tchèque pendant la guerre, défendant la musique tchèque
dans ses programmes. Il contribua à la nationalisation de l'orchestre
philharmonique tchèque (le 22/10/45) ainsi qu'à la transformation du Mai musical de
Prague, fondé par Talich, en Festival international de musique du printemps de Prague
("Printemps de Prague" en mai) en
1946 (12 mai), lors du 50e anniversaire de l'orchestre philharmonique tchèque
(invitant des artistes du niveau de Menuhin, Oistrakh, Fournier, Munch ou
Bernstein pour sa prmière venue en Europe).
On le vit diriger les œuvres du répertoire tchèque, notamment les Danses
Slaves pour les ouvriers
des usines. Après le 21 juin sur la place de la vieille ville, il dirigea pour la dernière fois Ma Patrie le 5 juillet pour
le rassemblement national des Sokol. On notera son soutien à des compositeurs
tchèques contemporains, tels Vitezslava
Kapralova. Avant l'exil, il dirigera notamment l'orchestre avec
l'oratorio Sainte Ludmila d'Antonin Dvořák en mai 1948.
violinist
Ludmila
Bertlova, with whom he had one
son,
Martin (1946).
Here,
their encounter with
Bernstein in 1946 (Time).
From The Pope's Maestro by Gilbert Levine: Maestro Kubelík had in fact been
quite heroic. He had refused to conduct Wagner, as commanded by Prague’s
Nazi occupiers, during the entire period of the war. He finally fled the
Czech capital after famously refusing to bark the required Heil Hitler at a
Philharmonic concert attended by high Nazi officials.
Walter Legge, looking
for new talents, made him recording Janacek's Sinfonietta in 1945.
chef
itinérant, par exemple au Concertgebouw
d'Amsterdam (premier concert le 16/1/9) aux côtés de
Edouard
von Beinum, (excellent artisan mais dont les interprétations, assez
métronomiques, ne sauraient égaler celles de RK) - cf. 5ème de
Mahler de 1951. Il fit une tournée remarquée avec cet orchestre aux
États-Unis.
soumis à
un rideau de fer, et bien naïf est celui qui pense qu'ils le peuvent, ou
qu'ils peuvent changer quoi que soit par leurs seuls mérites".
Pittsburgh, Rome, Turin, Venise.
Londres sous la houlette de Walter Legge. Il était
demandé par les jeunes instrumentistes du Philharmonia qui le considéraient
comme le meilleur jeune chef à côté de Karajan et la BBC l'aurait bien
vu succéder à Sir Adrian Boult.
conductor", il sera trois ans durant (17/11/1949 -1953) chef du Chicago Symphony Orchestra
(36 ans à sa nomination), jouant 70 œuvres nouvelles pour l'orchestre en 3 saisons et enregistrant
le 1er disque haute fidélité aux US, puis
fut mis sur la touche, notamment pour ses programmes trop modernes ou son
ouverture envers les musiciens noirs, par une
certaine Claudia Cassidy. Il retournera de nombreuses fois à
Chicago, sa dernière apparition se situant le 18 octobre
1991, avec
l'ouverture Hussite de Dvořák pour le concert final des manifestations du
centenaire de l'orchestre, qui était une recréation du concert
inaugural du 16 octobre 1891.
Covent Garden (1955
-1958 : premières des Troyens, de Jenůfa, Othello, Maîtres
chanteurs),
après le succès remporté par Katia Kabanova au Sadler's Wells en
1954).
Sa carrière londonienne n'aura pas été facilitée non plus par le fils du
créateur des pilules Beecham... Cf.
extrait du livre de Norman Lebrecht "Maestro" où l'auteur
règle son compte à Beecham. André Tubeuf (Diapason
n°430 - Passionnant article - réhabilitant - à l'occasion du décès de
RK) rapporte qu'une de ses premières décisions fut de renvoyer Tito Gobbi, en retard
aux répétitions, alors que les autres artistes répétaient Othello
depuis 10 jours... Ses nombreux engagements lui firent quitter Covent
garden. Après EMI, (cf. note d'Alan
Sanders sur l'histoire de Kubelík chez EMI, écrite pour Testament), Kubelík enregistre alors avec Vienne pour Decca (1er enregistrement
: les Danses Slaves en 1954).
Il dirigea dès 1957 la Philharmonie de Berlin et travaillera notamment
avec l'orchestre philharmonique de Vienne donc, celui d'Israël et le
Boston Symphony.
Pittsburgh, Rome, Turin, Venise.
BBC was considering him as Adrian Boult's successor. (
Here,
a relation of his first concerts with the Chicago symphony orchestra -Time-).
concertante de Martinů, celle de Mozart et la 7e de
Beethoven. Les musiciens de l'orchestre déclarèrent : "Ce fut l'amour
entre nous au premier regard. Nous avons su après la première semaine de
concerts que c'était le chef que nous souhaitions." En 1961, il sera nommé Directeur de l'Orchestre de la Radiodiffusion
bavaroise, jusqu'à sa démission de ce poste en 1979, même s'il en
restera chef principal jusqu'à sa retraite pour cause d'arthrite en 1985,
jugeant que ses capacités physiques ne lui permettaient plus d'atteindre
ses objectifs artistiques (on se rappelle avoir vu ce colosse
complètement épuisé à la sortie de concerts qu'il donna avec l'Orchestre de Paris à Pleyel).
Il acquiert la nationalité suisse en 1973, collaborant étroitement avec
le Festival de Lucerne. Il se remariera après la mort de sa
première femme, la violoniste
Ludmilla
Bertlová, avec la soprano australienne
Elsie Morison en
1963.
Metropolitan Opera has to be mentioned, since he became its Musical director from august
1973 to 1974; he will give up after a memorable version of Les
Troyens).

success
chests.
and Audite


La Quinta") for
health reasons. His "Indian spring" of 1990 apart, he just made public
appearances to attend to some of his works creation.
greatest
Czech event, musical and emotional, since the War: his conducting of
Ma Vlast on
May 12, 1990 at the head of the Czech Philharmonic. He
was then named "honorary conductor of the Czech Philharmonic" and
doctor honoris causa of the Charles University and also Honor
citizen of Prague; he gave also later on some concerts in
Japan).
Lucerne
, he is buried in the VyŠehrad
cemetery,
besides Dvořák, Mucha, Smetana and his father... Vaclav Havel
wrote: "I admired Rafael Kubelík at the highest level, not only for
all the glory he brought to Czech music, but also because he was an
extraordinary character and a patriot".
Cornelia
Faroni, 1972), two symphonies (Séquences,
Orphikon), three Requiems: Pro memoria patris
(1941), Pro memoria patriae (1955), Pro memoria Uxoris (1962
-created by Kubelík at the Luzern festival) and several cantatas (Libera nos, 1963), two masses (1955 et 1957), a Fantasy for
violin and orchestra (1932/1933), two violin concertos (1932/33
et 1951), a concerto for flute and chamber orchestra (1943), a cello
concerto (1944), a piano concerto (1950), six string quartets
(cf. 2nd), a piano trio (Trio concertante)
(1988, created in 1989 in Cologne by the
Altenberg Trio), chamber music (sonata for piano and violin,
1931/1932), songs, three Stabat Mater, a
Symphonic Peripeteia for organ and orchestra and a
Sonatine for piano (1957).
© 2001- 2018- Thierry Vagne
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Biographie
de Rafael Kubelík
- Discographie de
Rafael Kubelík - Liste des concerts de Rafael
Kubelík - Les meilleurs enregistrements de
Rafael Kubelík
Biography of Rafael
Kubelík - Discography of
Rafael Kubelík - Concerts list by Rafael
Kubelík -
Best of Rafael Kubelík