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Rafael Kubelík  
(1914-1996)
     
 
 
   
     
 
Cornelia Faroli - Opera

Cornelia - Grit van Jüten, Titian - Hans Günter Nöcker, Aretino - Richard Holm, Rodrigo - Jean van Ree, Four courtesans - Norma Sharp - Helga Viertl - Monika Runge - Edith Menzel, Hortado de Mendoza - Rupert Straub, Enrico Salvado - Horst Emanuel, The Inquisitor - Klaus Martin Heim
Chœur & orchestre Ausburg - Création mondiale - 15/08/1972 (Munich Olympics)
 
   

Les seuls renseignements que l'on a pu trouver sur cette œuvre inspirée du Titien sont en allemand (Édition Peters). Le genre est celui d'un mélodie continue que l'on pourrait qualifiée de 'Tchéco-Hindemitienne'. Notre allemand ne nous permet pas de comprendre l'intrigue, basée sur la vie du Titien, mais l'ensemble apparaît bien dans la lignée de Mathis der Maler.

The only recording - and representation too probably.

     
 
 Orphikon - Cantate sans mot pour chœur & orchestre - Inventions & interludes pour chœur d'enfants, 4 hautbois & 4 trompettes
SOBR - Chœur d'enfants de Kühn - 31/5-1/6/1984 - 15/11/1991
 
   
Kubelik par Kubelik

Une édition très touchante, quand on connaît la timidité de Kubelík par rapport à ses compositions, s'interdisant presque de programmer ses œuvres au cours de ses concerts munichois. On se souvient, étant aux États-Unis, d'avoir entendu une interprétation magistrale de cette symphonie avec New York. Les deux compléments sont magnifiques ; quant à la symphonie, on pourrait évidemment considérer cette musique comme de la musique de "chef d'orchestre". On y entend du Mahler, du Britten (pièces chorales), du Schoenberg, du Roussel, du Martinů, du Hindemith, même du Messiaen et bien d'autres, mais surtout une musique très élaborée et sincère. Dans la lignée des Furtwängler, Klemperer, Dorati, Bernstein et le regretté Svetlanov (son poème pour violon donné avec l'orchestre Philharmonique de Radio-France en 2000 était superbe).
Ici une liste de ses œuvres.

As for his interpretations of "ancient" music that can be easily compared to recent interpretations, his music can also easily be compared to recent works. He conducted some other conductor's music (see Furtwängler); when shall we hear "Orphikon" by Nikolaus ?.
Here, a list of his symphonic works.

     
 
Orphikon
Orchestre symphonique de New York - 02-04/4/1981 - 1ère mondiale - Remerciements à Claude Aubrun
 
   

Il s'agit donc de la création de l'œuvre à New York. Bien plus abordable que les Séquences, c'est bien du Martinů "Hindemithien", mais une œuvre néanmoins originale et prenante. C'est plus virtuose et moins européen que le remake ci-dessus.

This is the 1st performance of this very moving piece. Kubelík said in an interview he was not comfortable in conducting his own music, but it does not sound like it here. More virtuoso, less "Old Europe" than in the late remake above.

From "The New York Philharmonic: From Bernstein to Maazel" by John Canarina : Kubelík was heard as both conductor and composer when he gave the world premiere of his Orphikon, subtitled Music fir orchestra in three movements. According to Henahan the next day, it "held the attention throughout and won far more than the polite applause usually granted new music.3 The orchestra, which had played the score with great virtuosity and authority from the composer-conductor, joined the audience in applauding Kubelík affectionately.

Photo extraite du disque Panton Photo extraite du disque Panton

     
 
Sequences
SOBR - 28/8/1976 
 
   

Un dilemme : c'est annoncé par le speaker américain : "world première in Zurich 76 à la "maison des arts", notre liste indique que c'était à Lucerne en fait et que la 1ère avait eu lieu à Lausanne en 75... A comparer avec les 3 autres versions..

To be compared to the three other versions...

     
 
Sequences
Chicago Symphony Orchestra  09/11/1980 - www.cso.org 
 
   

Kubelik par Kubelik

Une lecture très maitrisée de son œuvre phare qu'il n'aura dirigée que 5 ou 6 fois.

A mastered lecture with maybe more poetry than in the 3 others. here an extract of a talk with Alan Blith for Gramophon in 1968 :
"After I left Czechoslovakia, I somehow felt it was my duty to neglect my own work and conduct other people's. Besides in Prague other conductors knew my pieces, and conducted them and they were well received. I am not worried about the neglect of my own music because it is there, it had to be written, and it can stay in the cupboard for the moment. If it's any good, it will still be good in 25 years. "But I know sometimes that I must compose. That's why we live in a 300-year-old chalet by the Lake of Lucerne where I can have absolute quiet, get away from all the many influences of the concert hall and have my own world of composition in a neutral atmosphere. There, I go for long walks and get a work arranged in my head before I write it down. I don't think I belong to any school, though that's for others to judge, and I vary my musical language from piece to piece. "Yes, I think you could say l'm a double person and one part hates the other. As a composer, one is thoughtful, passive and introvert—a philosopher, if you like. As a conductor, one is extrovert, energetic—like an athlete. "As a conductor I like to have an audience. That's why I'm pleased all our radio performances are given before a public in Munich's Herkules-Saal. For the same reason, I like to do a 'live' performance of a work before I try to record it. Besides there has been plenty of chance then to rehearse it fully. After that, for preference, I like to have a week's break before the recording sessions. , "Once in the studio, I like to go straight through the work. Then I listen to the result on the tape. If it is different from what I've heard on the platform, the technicians make changes, to improve it, because a record must sound as I hear it on the rostrum. Then we make a second 'take'• and this is usually the right one-with just one or two small insertions if anything's gone wrong. If this lasts for more than a few bars, I like to do a largish section over again. "Oh no, I hate to listen to my old records. Once it's done, it's done and I go on to something else"

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Sequences
Philadelphia - 12/10/82 - Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   

A force d'entendre cette œuvre, dans un très mauvais report ici, on finirait par penser que c'est un classique, alors que personne ne la joue... Il faut dire que l'on compte - en France ou ailleurs - sur les doigts de la main chaque année des concerts avec du Martinů, du Honegger, du Britten ou du Hindemith. Il est vrai que cette musique n'est pas plus moderne que celle de son ami Hartmann, mais comme l'art du chef, elle semble touchée par la grâce. On entend bien ici que l'œuvre était "rodée".

An unhnow piece, a really splendid "neo-modern" piece played here with - for once the Philadelphia orchestra, after two or three lectures (New York).

     
 
Sequences
New York Philharmonic - 18-20/11/1982 - Broadcast - Remerciements John G. Adams(†) via Bernard Vagne
 
   

Une autre version de cette œuvre majeure : A la deuxième ou troisième écoute - signe d'une qualité compositionnelle, on oublie complètement les différentes réminiscences de compositeurs précédents. Nous n'avons pas le bagage technique suffisant pour comprendre les explications qu'il donne sur sa méthode de composition, mais cela n'a finalement pas grande importance vu la qualité musicale et dramatique de ce que nos pauvres oreilles perçoivent.

At first audition, you just note all the musical inspirations as suspected from a conductor-composer: Martinů, Hindemith, Britten and so on. After the third audition you are in presence of a composer-conductor who should certainly be better kwown...

Interview by Rafael Kubelík about "Sequences"

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Quatuor n°2
Quatuor Martinů - 26/4/1995 - Live - Gramophonové závody
 
   
Kubelik par le Quatuor Martinu

A la première écoute de deuxième quatuor (1946), on est frappé de l'ascendance tchèque de l'écriture de Kubelík. L'écoute est immédiatement prenante, un thème très chantant traversant l'œuvre. On pense souvent à l'atmosphère étreignante de Janáček. Certes, le langage, en ce qui concerne sa "modernité", est du niveau de Bartok (1er mouvement) ou de Martinů, mais une chose est sûre : le premier réflexe après une première audition est de le remettre illico...

A neo-Bartokian or Czech piece (Martinů, Janáček...) - in three movements - but a splendid work which should be given more often: graceful, intimate, but with a great strength and a splendid live interpretation by the Martinů quartet.

     
 
Four forms for Strings (Quattro Forme Per Archi)
London English Chamber - 28-30/5/1969 - DG
 
   

L'âge d'or de Kubelík chez DG qui, à côté de Wassermusik et des Nuits dans les jardins d'Espagne, lui permettait d'enregistrer aussi bien du Tcherepnin qu'une de ses œuvres...
Ces 4 pièces sont assez néoclassiques et dans l'esprit de Martinů.

Rather neoclassic pieces, sounds like Martinů.

     
 
Four forms for Strings (Quattro Forme Per Archi)
Orchestre de Chambre de l'ORTF - André Girard - 02/02/1969
 
   

(Disponible en mp3 à l'INA pour 5 €) - Construction

     
 
A Symphonic Peripetia for Organ and Orchestra
Edgar Krapp - Chicago symphony orchestra - 15/3/85 - World premiere - Broadcast on WMFT - Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   
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Kubelík a dirigé au moins une fois en 1963 à Munich la symphonie avec orgue de Saint-Saëns et l'on a ici une véritable symphonie avec orgue. Au - léger - débit : toujours quelques notes de xylophone qui font un peu daté. Au crédit tout le reste : des ambiances superbes, une orchestration assez raffinée. Comme les œuvres de Kubelík que l'on connaît, ce ne sont pas que des chefs d'œuvre absolus du 20e siècle, mais de là à quasiment ne jamais les jouer !

A superb piece, dedicated to the CSO, is very original, with wonderful moments. Written in 1984, 'Symphonic Peripetia' is an extended movement in four sections (played without pause) whose title derives from a Greek word meaning 'a sudden change of circumstances'. The concert was dedicated to the memory of Eugene Ormandy who died some days before.

     
 
A Symphonic Peripetia for Organ and Orchestra
Edgar Krapp - SOBR - 12-13/10/89 - Live - Dir. : Sir Colin Davis - Remerciements à Martin Kubelík
 
   
From the cinquentenial book of the Bavarian Radio
Albert Scharf, Elsie & Rafael Kubelík for Kubelík's 75th birthday concert (Sinfonietta, Peripetie & Dvorak's 7th) by Colin Davis - 10/12-13/1989

Kubelík & Colin Davis
(Document BR)

On le voit ici avec son ami Albert Scharf, qui fut directeur de la radio bavaroise pendant 36 ans jusqu'au 31/12/2001. Ce concert fut donné sous la direction de Colin Davis, successeur de Kubelík à la tête du SOBR, à l'occasion du 75e anniversaire de ce dernier. Un concert qui rend bien les différentes atmosphères de cette œuvre extrêmement attachante.

For once, a piece by Kubelík conducted by a collegue. This was given for Kubelík's 75th birthday, along with Janáček & Dvořák. Superb musicianship from the organist, who participated already to the world premiere (see above). This could sometimes replace the Saint-saens 3rd in concert programs!

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