Gustav Mahler 
(1860-1911)
     
 
Symphonie n°1
Vienna 1954 - Decca
 RAI 1959 - Urania
LSO - 1975 - Live supreme
SOBR 1979 - Audite  - DVD Dreamlife
New York 1983

Symphonie n°2
Concertgebouw - 1960
SOBR - 1977 -1 - 1977-2 - 1982 (Audite)
Paris - 1983
Symphonie n° 3
SOBR 1967 - Audite
SOBR - 1977
Paris 1983
Symphonie n°4
Concertgebouw - 1963
Paris - 1982
Symphonie n°5
Concertgebouw 1951 - Thara
SOBR 1982 - Audite 
Symphonie n°6
SOBR 1968 - Audite
Symphonie n°7 
Köln 1961
SOBR 1976 - Audite
NYP 1981
Symphonie n°8
Concertgebouw 1963
 SOBR 1970 -  Audite
Symphonie n°9
Boston - 1967
Chicago - 1969
New York - 1969
SOBR 1975 - Originals 
SOBR 1976
SOBR 1976 - Audite / Halloo
New York - 1978
Symphonie n°10 - Adagio
SOBR 1961
Koln 1962
 
     
     
 
Symphonies - Intégrale

 

Martina Arroyo - Elsie Morison - Norma Procter - Julia Hamari - Marjorie Thomas - Donald Grobe - Dietrich Fischer-Dieskau - Franz Crass

Chœur de la Radiodiffusion bavaroise - Chœur de garçons de Tolz - Chœur de NDR Hambourg - Chœur de WDR Cologne - Chorale de garçons de la Cathédrale de Ratisbonne - Chœur de Motet de Munich - SOBR -  DG - années 70  (disponible en CD)

 
     
Kubelík: "The danger is that Mahler's achievement might be trivialized by defining in too much detail, and therefore losing the shape, the size, the greatness of the music, the humanity of the man". (written in 1972...)

[...]"I often thought I was missing something in Mahler until I listened to Kubelík. There is a lot more to be discovered in these pieces than just a generalized form of extroverted excitement. This is what showed."[...] from Daniel Barenboïm's book "A life in music" See also

Raphaël Kubelik - Mahler Intégrale - DG (très abîmé...)
Kubelik et l'orchestre de la Radio bavaroise - extrait de l'album DG

L'origine de ce site remonte donc il y a plus de 30 ans à l'occasion d'un cadeau de mon père Hubert Vagne pour mon baccalauréat. J'avais le choix entre cette intégrale et la première moitié par Haitink, bien m'en a pris ! Raphaël Kubelík a toujours été un défenseur de l'œuvre de Mahler, notamment à la fin des années 60 à Munich... : il a signé ainsi la première intégrale au disque, rôdée en concert. Il aura bien été un des pionniers, obtenant la médaille d'or de l'International Gustav Mahler Society en 1960. Il reste pour moi l'interprète le plus sincère de cette musique, attaché qu'il était, comme sans doute Mahler, au "triangle" Prague - Vienne - Munich ; il fait ainsi ressortir tous les aspects de cette musique, sans forcer le trait du trivial, du viennois, du post-wagnérien ou du "paysan". Nous le commenterons plus avant, à l'occasion de la sortie d'une quasi intégrale en concert chez Audite, intégrale qui a réveillé notre intérêt pour l'œuvre, émoussé depuis tant de versions plus récentes et souvent vaines.
On trouvera bien sûr des versions plus spectaculaires ou encore mieux caractérisées dans l'immense discographie mahlérienne : la 1ère par Walter, la seconde par Klemperer, la 3ème par Adler ou Horenstein, la 6ème par Barbirolli, la 9ème par Klemperer ou le troisième mouvement de celle-ci par Barbirolli, et sans doute quelques autres (Walter en général). On ne retrouvera jamais avec constance une interprétation qui nous fait vivre l'œuvre avec autant de sincérité et de vécu, notamment avec les versions plus récentes par exemple de Boulez, Rattle ou Haitink, qui atteignent souvent des sommets inégalés dans le détail, le fini et le dosage instrumentaux, mais semblent bien souvent manquer de nécessité. On a apprécié récemment les derniers témoignages d'Abbado à Lucerne ainsi que les récents disques de Jonathan Nott à Bamberg... (10e)

Extrait du livret original du coffret : "Raphaël Kubelík : une vie consacrée à Gustav Mahler", par Hans Rutz.

Dates d'enregistrement :
par œuvre   par date
1 20-23/10/1967   9 28/2-04/3/1967
2 27/2-2/3/1969   3 23-26/5/1967
3 23-26/5/1967   1 20-23/10/1967
4 18-20/4/1968   4 18-20/4/1968
5 5-11/01/1971   6 7-8/12/1968
6 7-8/12/1968   2< 27/2-2/3/1969
7 27-29/11/1970   8 25-26/6/1970
8 25-26/6/1970   7 27-29/11/1970
9 28/2-04/3/1967   5 5-11/01/1971

On trouvera ici le compte-rendu de la réédition en compact de l'intégrale DG par Henri-Louis de la Grange en 1989. Ce spécialiste de Mahler - qui traite au passage Kubelík de "kapellmeister tchèque qui appartient en fait à la plus pure tradition allemande" ! - préférait nettement les chefs qu'il décrit dans une autre article "nous avons découvert depuis lors combien la fidélité, avec Mahler, s'avère toujours payante, de ce grâce à une nouvelle génération de chefs qui sans cesse interrogent la partition et prêtent une attention de plus en plus minutieuse et vigilante à ses moindres détails". C'était l'époque d'articles dithyrambiques sur l'intégrale Inbal (qui s'en souvient ?). Si nous sommes d'accord avec sa critique de la 6e et un peu avec celle de la 9e, on ne comprend pas sa détestation de la 3e et encore moins de la 7e qui a bien été réhabilitée depuis.
Critique exclusif de toutes les parutions Mahler à Diapason pendant de longues années, de la Grange nuisit certainement à la réputation de Kubelík en France (21/2/10). (n° 8)
J'ai enfin retrouvé une toute première critique comparée des sympphonies par le directeur de Diapason de l'époque, Georges Chérière en mai 1972... (28/9/11)

Karl Schumann à propos de Kubelík (Album DG - Lucerne - 1970)
«Mahler fut un prophète, le symphoniste du nouvel homme. Il fit de la purification, d'une purification intérieure le grand thème de sa création. Il plaça un miroir devant nous tous.» Gustav Mahler représente pour le chef d'orchestre et le compositeur Rafael Kubelik la figure clef du monde musical. Il y trouve réalisé, comme chez ses compatriotes Janacek, Smetana, Dvorak et Suk, sa propre conception de la musique : une expression empruntée d'une profonde gravité, le sens de l'humain, une confession, une aspiration à l'épurement. Le fait que Kubelik ait enregistré l'intégrale des symphonies de Mahler avec l'orchestre symphonique de la Radio bavaroise est la plus belle conséquence de ce qu'il s'est, pendant des décennies, occupé de ce dernier symphoniste tonal dont l'œuvre est à la fois tournée vers le XIXe siècle et vers notre monde. Prague, où grandit le fils du grand violoniste Jan Kubelik - il naquit le 29 juin 1914 à Bychory - est une des villes où Mahler passa une partie de sa vie faite de privations. C'est dans les régions d'où Prague tire ses artistes que se trouvent les en¬droits où Mahler passa sa jeunesse : Kalischt, où il naquit, Iglau, où il alla à l'école et les villes théâtrales de Bohème où il a débuté comme chef d'orchestre d'opéra.
Rafael Kubelik a également dirigé les symphonies moins populaires de Mahler à une époque où mettre au programme ces prétendus monstres du « Jugendstil» aux Festivals de Salzbourg ou au cours de tournées n'était pas sans représenter un risque. Dès 1960 Kubelik reçut la «Mahler-Medaille »; cette distinction rarement décernée venait récompenser un chef d'orchestre qui comprend Mahler de la façon la plus expressive, qui s'identifie avec la confession de ce compositeur et qui réalise avec fougue la forme puissante des partitions et fait ressortir avec une grande sensibilité la «modernité» qui caractérise la sonorité et la polyphonie.
Kubelik et Mahler se retrouvent enfin dans leur commune aversion contre la plate routine et l'étroitesse de vues doctrinaire. Kubelik, ce «maestro de l'émotion spontanée» entretient avec la musique des rapports qui n'ont rien de conventionnel, il se laisse guider par ses sentiments; alors que sa génération considère l'exactitude méticuleuse comme quelque chose de sacré et qu'il ne faut pour ainsi dire pas mettre en question, il laisse, quand il fait de la musique, le champ libre à l'immédiateté et célèbre la musique dans le sens romantique comme le langage du cœur. Kubelik était à vrai dire le musicien en marge, de tendance romantique, lorsqu'en 1936 il fit ses débuts comme directeur de la Philharmonie tchèque à Prague et peu de temps après chef de l'Opéra de Brno, la ville de Janacek, qu'il dirigea de 1950 à 1953 l'Orchestre symphonique de Chicago et de 1955 à 1958 le Covent Garden jusqu'à ce qu'il vienne, en 1961, prendre la direction de l'orchestre de la Radio bavaroise. Le penchant qu'avait Kubelik pour l'art de Mahler fait également partie de sa façon de se laisser guider par sa sensibilité et qui le distinguait des autres musiciens ; pour cet art de Mahler qui, il y a vingt ans, était considéré par suite d'une ignorance largement répandue, comme passé de mode et sans intérêt. Le fait que Kubelik voit en lui-même, et dans une large mesure, un compositeur et qu'il ait également débuté comme compositeur a joué un rôle essentiel et déterminant pour sa compréhension de Mahler. Bien des partitions de Kubelik reflètent les liens avec ce que Mahler a introduit dans la musique de notre siècle. A cet attachement profond vient s'ajouter une vision pénétrante et lucide. C'est de l'union de ces deux éléments que résulte l'interprétation des œuvres de Mahler par Rafael Kubelik: de la conviction, provenant aussi bien de la sensibilité que de l'intellect, de la valeur du «symphoniste du nouvel homme».

An historical recording, the first complete recording of Mahler's symphonies. It has been underrated these past years by the critics, even if some of them tend to reconsider it now, after the numerous and often uninteresting recordings of the past thirty years. Kubelík had been one of the first pioneers of this music: he won the gold medal of the International Gustav Mahler Society in 1960 and was the first to record the complete symphonic cycle (except the 4 last movements of the Tenth, which he always refused to conduct).
Abstract from the disc set: "Rafael
Kubelík - A life For Gustav Mahler" - by Hans Rutz.

Since Mahler's "pupils" - Walter and Klemperer - and besides Bernstein, have we really heard more meaningful lectures? Certainly not the often splendid lectures (Boulez, Haitink with Berlin...) giving incredible details and sounds but without any necessity. Most interesting lectures we've heard recently were concerts by the late Abbado in Luzern and the records made by Jonathan Nott in Bamberg.

Karl Schumann about Kubelík (DG Album - Lucerne - 1970)
"Mahler was a prophet, the symphonist of the new man. He chose as the great theme of his creative work inner purification. He set a mirror up before all of us." Gustav Mahler is a key figure in the musical world of the conductor and composer Rafael Kubelik. As in the case of his fellow countrymen Janacek, Smetana, Dvorak and Suk, Kubelik finds his own musical concepts realized in Mahler: profundity of expression, humanity, avowal of belief, a striving towards purification. The fact that Kubelik has now recorded all Mahler's Symphonies with the Bavarian Radio Symphony Orchestra is the most important fruit of the many years of study and interpretative endeavours he has devoted to the last great tonal symphonist, whose work looks back into the 19th century and forward into our own world. Kubelik was born at Bychory, in what later be¬came Czechoslovakia, on the 29th June 1914, the son of the violin virtuoso Jan Kubelik. He grew up in Prague, a city which figured largely during one period of Mahler's life. The arec around Prague was the scene of many of his early struggles; it includes Kalisz where he was born, Iglau where he went to school, and the Bohemian tocans in whose theatres his career as an opera conductor began. Rafael Kubelik was already conducting even the less popular Mahler Symphonies at a time when it was still a risky venture to include these alleged youthful monstrosities in Salzburg Festi¬val or tour programmes. In 1960 Kubelik was awarded the Mahler Medal; this rare distinction went to a conductor who has a profound understanding of Mahler, who identifies himself with Mahler's personal affirmations, who re-creates the monumental symphonic structures with impassioned conviction, and who brings out the "modem" elements in sound and polyphony with the utmost sensibility. Finally Kubelik also shares with Mahler a dislike of stale routine and fixed narrow-minded attitudes. Kubelik, the "maestro of the spontaneous affect", has an unconventional relationship to music governed by feeling; while the fetishism of cold accuracy is almost a matter of course to many of his generation of conductors, when he is making music he leaves considerable scope for impulses of the moment, and regards music in the romantic sense as a language of the heart. Kubelik was really a romantic outsider when he first established his widespread reputation in 1936 as conductor of the Czech Philharmonie Orchestra in Prague, and a little later as opera conductor in the Janacek city of Brno. From 1950 until 1953 he was conductor of the Chicago Symphony Orchestra, then from 1955 until 1958 musical director of the Covent Garden Opera in London, settling down in 1961 as principal conductor of the Bavarian Radio Sym¬phony Orchestra. Kubelik's nature as an "outsider", governed by feeling, drew him to the art of Mahler, which was so neglected and misunderstood twenty years ago that it was regarded as being passé and outdated. The fact that Kubelik feels himself drawn to composing, and that indeed he began his career as a composer, has contributed considerably to his understanding of Mahler. Many of Kubelik's scores reflect his relationship to what Mahler gave to the music of our century. Deep affinity is joined by clear insight. Rafael Kubelik's interpretation of Mahler springs from these two sources- kindred feeling, and understanding conviction of the significance of the "symphonist of the new man".


Avec Heinz Wildhagen & Hanz Weber (DG)

References

     
 
Symphonie n°1 
 SOBR - Live - 2/11/79 - Audite
Discographie comparée - Listening
 
   
 

Raphaël Kubelik - Mahler 1 - Originals

Malgré la version DG, superlative, celle-ci est encore plus engagée et caractérisée, malgré un peu de souffle de bande. Cf. la discographie comparée. Mais la réédition de la version Vienne arrive : cf. ci-dessous (14/02/04)

Walter apart, is there any better version than this one ? Check with our compared listening. (02/14/04) : Yes there is :  the 1st with Vienna - Decca! (cf. below)

     
 
Symphonie n°1 
Orchestre Philharmonique de Vienne - 27/6/1954 - Decca
Remerciements à Jacques Herbin et Jean-François Fauduet
 
   

 

C'est une merveille de plus, dont on attendait l'écoute depuis 25 ans... Peut-être supérieure au live avec les Bavarois paru en son temps chez Originals (ci-dessus) : plus de fluidité, mais moins de présence peut-être : les accents sont beaucoup moins prononcés qu'à la Bavaroise et c'est en -assez- bonne mono. La prise de son - pour une fois (cf. les Brahms Decca/Vienne) - est au rendez-vous et l'on a l'impression d'entendre nombre de détails et de phrasés pour la première fois, presque 50 ans plus tard... Le 1er mouvement est plus détaillé que dans les autres versions, le deuxième également et plus viennois évidemment, on ne sait quel instrumentiste admirer le plus dans le troisième, le 4e est très spectaculaire et le tout dans une narration très prenante. (21/11/03)
J'ai mis un extrait de la session d'enregistrement : (06/9/15)

I have tried to get this recording for decades and here it is, fresh as a brand new one, with - for once for Decca in that period in Vienna - a very good sound, a remarkable playing from the orchestra and a tremendous lecture with every thing you need: details, atmosphere, drama. Probably the best ever - with Walter -, even better I think that the 1975 (Originals - cf. above) (11/21/03)
Excerpt of the recording session: (9/0615)

 

La firme Brillant s'intéresse également à Kubelík. Rien de bien neuf ici, cette 1ère étant couplée avec la Sinfonietta de Vienne 1955, mais on a - ce qui est rarissime, quelque soient les artistes impliqués - un extrait de l'enregistrement de cette 1ère, dans un son provenant de micros différents, avec notamment le producteur Victor Orlof qui souhaite une 'longue collaboration avec Decca et le Philharmonique de Vienne'... hélas, d'autres pensèrent autrement ! et l'orchestre d'applaudir RK car c'était son anniversaire le lendemain et apparemment de jouer les dernières mesures de la symphonie en son honneur... ce qui en dit long sur la maîtrise de l'orchestre et sa soit disant réticence envers Mahler ! À noter que l'on entend la 15e prise du 3e mouvement et ce n'était pas apparemment la dernière...(26/10/08)

From the sleeve of this new Brillant issue, including an excerpt of the studio rehearsal (Michael Pearman) :
"In a previously unreleased track made at the conclusion of the recording sessions we hear a few retakes of the opening bars of the third movement, after which an English voice (perhaps that of Victor Olof the producer) expresses the hope of a long relationship between Kubelík and the orchestra. A brief response from Kubelík himself is followed by congratulations (in heavily accented Viennese) on his birthday the following day - this session must therefore have taken place on the 28th June - after which the orchestra apparently spontaneously launches into the final bars of the Symphony." Since the recording date mentions 06/27/54 why should have this been taken on the 28th? (10/26/08)

     
 
Symphonie n°1 ()
Orchestra sinfonica di Torino della RAI - 24/4/1959 - Urania - Archipel
 
   


 

Un O.V.N.I. musical : ce concert, non répertorié jusqu'alors, avec un orchestre italien qu'il ne dirigea semble-t-il qu'ensuite en 1961, pour accompagner Michelangeli, laissait craindre la même précarité sonore - Il n'en est rien, loin de là : dès le premier accord aux violons, on sent que le son sera là, ce que confirment les clarinettes "tubées" peu après. C'est une interprétation enthousiasmante, avec un orchestre très caractérisé, sonnant très clair, on a l'impression d'entendre beaucoup plus de détails que dans ses autres versions avec Vienne ou Munich. Le premier mouvement est ainsi très détaillé, le deuxième très pimpant, insouciant, un des plus beau par Kubelík, c'est dire (curieusement sans doute le plus 'Viennois' !). Le troisième mouvement est assez rapide, extrêmement poétique dans son passage médian ; seul le dernier mouvement manque légèrement de consistance sonore et d'envolée à la fin, Kubelík faisant attention à tenir cet orchestre, qui d'ailleurs en 1959 n'avait pas du jouer souvent cette œuvre. Un vrai bonheur, avec un public très silencieux ! (6/2/06)
Le son est un peu moins brillant, mais avec des couleurs moins présentes mais plus naturelles dans cette réédition Archipel. (7/5/2010)

Mahler 1st with Turin in 1956 edited by Urania ?!!! This is probably one of the most characterized lectures of this work. The orchestra plays splendidly, with a real personality. Brisk tempi, superb solo many details. Kubelík gets the best of the orchestra resources, only the end of the 4th movement lacks a little bit of dynamic. A must have ! (Superb sound and quiet public). (2/6/06); there is an other edition from 'Archipel', less 'remasterized'. (5/7/2010)

     
 
Symphonie n°1
London symphony orchestra - 16/10/1975 - "Live Supreme" - Remerciements à Jacky Ouziel
 
   

Encore une excellente version - publique - de cette symphonie par Kubelík. Quelques rallentendi dans le 1er mouvement n'obèrent pas sa poésie, les autres mouvements sont excellents aussi et surtout on bénéficie d'un excellent rendu des timbres. (16/9/06)

Again a great version of this symphony by Kubelík with splendid orchestra and sound. These series as well as the "En larmes" ones can still be found in a store located in Tokyo.

     
 
Symphonie n°1 
SOBR - DVD - Dreamlife
 
   

Un enregistrement sans public de plus à la Radio bavaroise. Ici, par rapport à la 9è de Dvořák chez le même éditeur, on sent la satisfaction de Kubelík portée plus sur la qualité des ensembles et des enchaînements que sur la beauté de l'intervention de tel ou tel soliste.

It is rather amazing to watch the concentration and the pleasure he could bring to such a recording without any public, and to see him, after the end, speaking to his musicians (some on the right), probably about the job they just have done.

          

     
 
Symphonie n°1 
New York Philharmonic - 14/9/1983
Thanks to Riichiro Emori - Original sound source and program was provided by Mr. Akifumi Shimada
 
   

Premières impressions : les cuivres en coulisse sont bien rendus, les bois et vents ont de très beaux timbres ; beaucoup d'atmosphère due au retient du tempo ; c'est très lent (on manque un peu de cordes aigues à cause de la prise de son radio) ; par rapport aux autres versions, c'est toujours le même émerveillement, mais comme vu par un vieux sage. Le passage central avec les coups de grosse caisse est magistral, c'est comme du Klemperer mâtiné de Walter...Le 2e mouvement est un poil lent - on aurait aimé être une petite souris à la répétition : l'orchestre avait joué des années Mahler sous la direction de Bernstein, Boulez, puis Mehta. C'est à pleurer tellement c'est beau !

Curieusement le 3e est un peu plus rapide que d'habitude. L'intro est plus habitée, encore plus "Callot" que d'habitude (c'est bien marqué 'Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen' : 'Solennel et mesuré, sans traîner'). Le passage issu des Lieder eines fahrenden Gesellen est sublime.
On est encore plus comblé par un Stürmisch bewegt encore plus habité que par le passé : il n'est qu'à entendre comment la citation du 1er mouvement a ici toute son évidence. L'orchestre, quasiment impeccable de bout en bout - et tellement à l'écoute du chef, çà se sent - contribue à nous donner cette sorte de testament de Kubelík dans Mahler... (15/6/12)

I thought having made the tour of all the concerts available by Kubelík, and then Riichiro Emori just sent me a copy of this concert (featuring also Beethoven 1st piano concerto with the late Rudolph Serkin). Kubelík will give the Titan once more in 1985 in Munich. Kubelík, since the devastating Cassidy in the 50’ in Chicago, always met rather bad critics in the US, largely compensated by a continuous and very large success from the public. Donal Henahan in the New York Times wrote about this Mahler 1 “[checking the score] In fact, there is ample justification for the kind of exaggerated rubato and swooning phrasings that characterized this performance”. Probably his mind was a little bit “swooning”… Writing that without having been moved by this performance… better switch to some kind of accountancy job... I have always thought that Kubelík was - since Walter - the best interpreter of this symphony: this is one of his best ever. Here, every single bar should be commented: if we miss from times to times more adequate sonorities as in Munich or Vienna, this is just splendidly played by the New Yorkers. Best moments: the 2nd movement, even deeper than in previous concerts/recordings, the unattainable Viennese poetry of the 3rd. The attaca beginning sounds a little bit less brilliant than usual, but, some bars later, the strings leading section is just overwhelming and the drama really begins, even some - rare - trivial parts are beautyfully done. The end is done in all its glory. Program: 1 2 3 - (6/15/12)

     
 
Symphonie n°2 

Nan Merriman - Maria Stader
Concertgebouw - Live - 14/7/60
Thanks to Franck Schneiders
 
   

Franck Schneiders m'adresse des concerts de Kubelík en inventant à chaque fois des pochettes de disque... Pour une fois j'en reproduit une ici, même si la photo est bien postérieure à ce concert.

On espérait des merveilles en se rappelant d'une très belle 5e et surtout d'une "stratosphérique" 4e avec le Concertgebouw. On comprend les applaudissements d'un public averti devant un concert finalement historique, mais que de déconvenues : un trompettiste faux - et vulgaire - presque de bout en bout (le titulaire était-il absent cet été-là pendant le Festival de hollande ?). L'orchestre lui-même semble parfois mal accordé (le timbalier dans le 3e mouvement). Au total, un premier mouvement pas très assuré, un 2e mouvement inspiré, un radiant 3e mouvement - son meilleur ?- le reste étant entaché par les cuivres et les trémolos de Merriman, malgré de superbes chœurs (on pense à la Passion selon Saint Mathieu par Mengelberg). Bref, c'était pas le jour; à tel point qu'il semble bien que Kubelík, dépité, ait volontairement shunté les dernières mesures du 1er mouvement !

Franck Schneiders each time he addresses me concerts of Kubelík, creating fake CD sleeves… For once I reproduce one of them here, even if the photograph is quite posterior to this concert.
One hoped for wonders while remembering the very beautiful 5th and moreover of the “stratospheric” 4th with the Concertgebouw. One understands the applause of an informed public for what was finally an historical concert, but so many disappointments: a trumpet player false - and vulgar - almost from beginning to end (the holder missed it this summer during the Holland Festival?). The orchestra itself seems sometimes out of tune (the timpanist in the 3rd movement). On the whole, a first movement not very assured, an inspired 2nd movement, a radiant 3rd movement - his best? - the remainder being deserved by Merriman, in spite of superb choruses.
It seems really that Kubelík, furious, voluntarily shunted the last measures of the 1st movement!

     
 
Symphonie n°2 
Margaret Marshall - Doris Soffel
Chœur de la Radio Bavaroise - SOBR - Live - 11/4/77
Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   

Le son est un peu précaire, mais on a ici un témoignage essentiel de Kubelík dans Mahler, encore supérieur à la version studio DG de 1969. L'orchestre a sensiblement progressé. A force d'abnégation, de réflexion sans doute on assiste ici vraiment à une recréation. "Créer un monde dans une symphonie" comme disait Gustav : on y est ici. Si Kubelík a pu avoir - rarement - des "soirées sans", quand il était en forme et en adéquation ou osmose totale avec son orchestre cela donne les meilleures interprétations - ou les meilleures 'résurrections' - possibles. Ainsi, le dernier mouvement, sans être spectaculaire, prend vraiment aux tripes ; Doris Soffel est superbe mais un peu inerte. Les chœurs sont toujours excellent, quoique un peu criards dans le haut medium. La fin, très Parsifal, est à pleurer. Mais combien sont ceux qui peuvent entendre cela : 10, 100 ?

I am not going here to tell what an experience it is, since it is not available. Maybe you just want to know this is one of the best 'resurrection' of this work, even when you think you have already listened too much to Mahler music...

     
 
Symphonie n°2 
Edith Mathis - Doris Soffel
Chœur de la Radio Bavaroise - SOBR - Live - 14/4/77
Remerciements à Riichiro Emori
 
   

Donné quelques jours après le concert du dessus, Edith Mathis remplaçant Margaret Marshall, on commence à suivre Kubelík jour par jour comme pour les aficionados de Furtwängler ! Au débit de ce concert d'assez nombreuses approximations dans le 1er mouvement et quelques problèmes de balance ou de synchronisation dans le début du 5e. Le reste est toujours aussi magnifique dans un son splendide mis à part quelques artefacts radiophoniques, sans oublier le chœur et les 2 solistes aussi professionnelles qu'impliquées.

Despite some approximations, an other great concert; this could be maybe found in Japan.

     
 
Symphonie n°2 
Edith Mathis - Birgit Fassbaender
Chœur de la Radio Bavaroise - SOBR - Live - 8/10/82 - Audite 
Discographie comparée - Comparative Listening  
 
   

Raphaël Kubelik - Mahler 2 - Audite
 

Excellente critique du 'regretté' Huss (01/2001)

Je me précipite (5/1/01) pour commenter ce CD : le Mahler des années 80 est sensiblement différent des interprétations historiques de Kubelík, telles qu'on peut les appréhender à partir de l'intégrale DG de la première moitié des années 70 : l'interprétation est plus fluide (presque rebondissante, par rapport au côté un peu "carré" des disques DG), et, comme par exemple pour la 5ème, on est frappé par la lumière qui se dégage de ces interprétations.
On a bien le sentiment d'assister à la recréation de l'œuvre, on y participe, tout en constatant que l'interprétation donne à l'œuvre un côté "daté", au sens de l'histoire de la musique (Bruckner et Wagner apparaissent clairement, mais sans sollicitation du texte).
Tout serait à citer tellement cela sonne vrai ou vécu. Les seuls points faibles, à part quelques rares "pailles" instrumentales : la prise de son sans niveau, avec de beaux timbres, mais sans dynamique, une définition faible, un chœur trop en retrait et des solistes trop en avant : on assiste à la fin du 5ème mouvement à un concerto pour vibrato et orchestre... Mais c'est tellement prenant et engagé - au sens d'engagement au service de l'œuvre.

"Bravo" for the firm Audite to give us back some precious mahlerian recordings of the late Kubelík (before his resigning in 1985 for illness reasons). These interpretations are slightly different from the famous DG recordings, at least for the 2nd and the 5th. More light, more flexibility, even more "Central Europe". Despite embarrassing singers and a perfectible recording, this is a really major version. (10/5/01)

     
 
Symphonie n°2  

Barbara Hendricks, Mira Zakai

Chœur et orchestre de Paris - Live - 16/5/83 - Broadcast - Thanks to Bernard Vagne & Jean-François Fauduet
 
   

Un vrai bonheur que mon frère ait pu retrouver et numériser ces bandes, puisque bien sûr on était à ces concerts Salle Pleyel. Le résultat dépasse le souvenir que l'on en avait du fait de la qualité de la prise de son de Radio-France qui permet d'oublier toutes les imperfections acoustiques de la salle Pleyel. L'orchestre était à l'époque d'une exceptionnelle qualité, et on a l'impression d'assister à une recréation, les musiciens n'étant alors guère habitués à cette musique et ils suivent le chef "comme un seul homme", mais avec leur individualité.
Jean-François Fauduet vient de me faire parvenir une autre reproduction venant d'une radio américaine ("Barbara Hendricks, an American born singer") où le son est meilleur. (15/10/08)

One of the few concerts by Kubelík I have been able to attend to. Barenboïm, at the head of the Paris orchestra by that time, asked Kubelík to give a complete Mahler cycle in Paris, considering the orchestra, not well accustomed to this music, needed a veteran as RK. Asking first why Barenboïm should not do it by himself, he accepted, and only illness prevented the cycle to be completed, except for the 2, 3 and 4th. It is no need to tell how much the concert was impressive, and here, thanks to the French National Radio, we do not suffer of the very bad sound of the "salle Pleyel". It is very impressive and the orchestra was in a very good shape at that time.

   
     
 
Symphonie n°3 
Marjorie Thomas - Chœur d'enfants de Tölz - Chœur de la Radio Bavaroise - SOBR - Live - 20/04/67 - Audite 
Cf. aussi le site de Vincent Mouret : http://gustavmahler.net.free.fr/
 
   
Raphaël Kubelik - Mahler 3 - Audite

Raphaël Kubelik - Audite Album

Crédit photo : ? (extrait de l'album Audite)

Comme pour la 6ème chez Audite, il s'agit d'un concert précédant l'enregistrement officiel pour DG. Une première écoute rapide (! : le 1er mouvement dépasse les 30') fait apparaître un peu plus de vie que dans l'enregistrement DG que l'on connaît bien sûr par cœur. On a souvent reproché aux interprétations malhériennes de Kubelík un certain morcellement du flux musical au détriment d'une vision plus globale. C'est frappant dans le premier mouvement. Dans le genre, on a fait bien pire depuis et on trouve au contraire que c'est ce qui fait le prix de ses interprétations si caractérisées d'une musique qui n'a pas grand chose à voir avec celle de Bruckner. Une fin, très "Das Klagende Lied" de 3ème mouvement époustouflante. Un dernier mouvement merveilleux justement de continuité et de beauté du son au service exclusif du discours. À approfondir. (18/01/02)

Excellente critique de Jean-Marie Brohm 

 

As for the 6th, this is a concert recording made just before the official recording for DG. Needless to say this is a premium version, maybe more vivid than the studio version. To be listened to again and compared with Adler and Horenstein for example.(01/17/02)

A recent compared listening including the 2 Kubelík versions and the recent Boulez one confirms :
  • - first Kubelík was much more "à l'aise" in the concert hall than in the studio and that this is probably the best version ever (except maybe the old Adler one)

  • - second that despite the over natural quality of the orchestral playing and conducting, one is confronted to two radically different conception of romantic music: one based on the message, the pathos, the other one being very analytic and distant (18/9/03) A novel against a lecture.

     
 

Symphonie n°3  
Orchestre de Paris - Live - 23/05/1983 - Broadcast - Thanks to Bernard Vagne

 
   

Ce concert a été un "joke" avec divers amateurs, certains, dont moi, prétendant qu'il n'avait pas eu lieu... mais il existe bien et c'est superbe de bout en bout. Rien à ajouter par rapport à ce qui a été dit pour la 2ème dans la même série, si ce n'est que c'est prenant de bout en bout, avec des chœurs d'enfants superbes. À gauche, l'annonce de la 7e à Paris en novembre 1984, mais Kubelík ne devait plus revenir diriger à Paris..

Again a must in Paris : interpretation, orchestra, choir : everything concurs to a great event; the most impressive is maybe the last movement: so expressive and straight at the same time...

     
 
Symphonie n°4
Elly Ameling
Concertgebouw - Live - Holland Festival - 13/12/1963 - Thanks to Simon Clark
 
   
     

C'est très épatant, le son, bien que monophonique, est très présent, bien que pénible - on entend bien la "rumeur" comme dirait P.-E. Barbier, de la salle et, expression favorite des critiques français, le Concertgebouw "se couvre de gloire" :  cet orchestre était bien le seul à avoir une tradition mahlérienne, même avant le "Mahler revival" des seconds pionniers, Kubelík, Haitink, Solti & Bernstein. La lecture est bien plus "burinée" que la version studio DG, c'est enlevé, vivant, festif même, assez dans l'esprit de la 1e avec Vienne pour Decca. Tous les instrumentistes ont des couleurs et des phrasés très caractérisés, mais sans jamais une once de vulgarité. C'est bien un Kubelík au meilleur de son art, sans doute rasséréné depuis sa prise de position à la Bavaroise en 1961. Enfin, Ameling est très impressionnante.

Receiving this live recording, I thought, well, this is going to sound old and not too much masterized : it is exactly the contrary: sound - mono - is great - Kubelík is at his best like Scherchen & Walter at the same time...), the Concertgebouw at its peak, and with a tremendous Ameling. Much more vivid and lively than the DG studio recording made five years later. "A must" of the whole Mahlerian discography!
 

     
 
Symphonie n°4
Ann Murray
Orchestre de Paris - Live - 28/10/82 - Broadcast - Remerciements à Jean-François Fauduet 
 
   

Pour une fois j'y étais ! Un grand souvenir, évidemment, mais la retransmission dépasse l'expérience qu'on a pu en avoir, quand on est mal placé dans cette salle à l'affreuse acoustique - surtout à l'époque (Pleyel). Barenboïm avait demandé à Kubelík de diriger un cycle Mahler complet avec l'orchestre de Paris, étalé sur plusieurs années. Kubelík lui rétorqua qu'il pouvait bien le faire lui même ! Mais celui-ci argua du fait qu'il était nettement préférable d'avoir un chef rompu à cette musique pour un orchestre qui, lui, ne l'était pas. Le concert est superbe ; certes, il y a quelques approximations, notamment au début du quatrième mouvement, mais on retrouve bien les phrasés "vécus" et non pas "romantiques", comme certains voudraient le faire accroire, et cette sonorité si juste dans les quelques passages forte de la partition. Une récente discographie comparée (25/02/07) tempère cette impression : les 2 premiers mouvements manquent tout de même de relief par rapport à la version studio. Audite nous a confirmé qu'il leur était impossible de publier ce concert à cause des droits rédhibitoires demandés par l'Orchestre de Paris. Voici  le 3e mouvement :
Critique de J. Longchampt

(18/11/06)

A wonderful concert which I attended, but the broadcast delivers a much better sound than what could be heard from 'cheap" seats in the "Salle Pleyel". One was nevertheless overwhelmed by this so vivid playing . The 4th movement specially. Unfortunately, Audite has told us that the orchestra's fees were far too high to publish this concert.Haut de page - Top A recent comparative listening (02/25/07 - French) however did not keep this concert. Here is the 3rd movement :

     
 
Symphonie n°5 
Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam - Holland festival - Live - 21/6/1951 - Thara
 
   

Le premier enregistrement connu de Kubelík dans Mahler, son premier enregistrement de la 5ème (avec celui de la radio bavaroise chez DG et en concert ci-dessous, C. Huss citant un live japonais dans le numéro de mars 2002 de Répertoire - il la donna en 50 à Chicago, mais on n'a pas d'information sur ses concerts en république tchèque d'avant 48). La notice indique qu'il donna son premier concert avec cet orchestre le 16/1/49 et qu'il effectua avec lui une tournée d'octobre à décembre 1954, donnant 21 concerts, en parallèle avec Eduard van Beinum. Outre un son correct pour l'époque (sauf des sifflements bizarres au début de l'adagietto), deux choses frappent à l'écoute : l'interprétation de Kubelík dans Mahler était déjà fixée (son interprétation pourra varier énormément pour d'autres compositeurs : cf. les symphoniques de Schuman chez DG puis Sony), l'orchestre donne l'impression qu'avec lui la polyphonie est obligatoire : tout contre-chant ou partie secondaire sonne, ce que l'on retrouvera dans les enregistrements ultérieurs de Kubelík dans Mahler - mais sans nuire à la ligne générale contrairement à d'autres....

One of the very first recordings of this symphony; Kubelík's version has not changed through the years. Best version of this symphony remains the one from the DG set. Sound is rather good for 1951. There is a story that Furtwängler once attended a performance of Mahler’s Fifth Symphony conducted by Rafael Kubelík and after congratulating him backstage nevertheless wondered if it was all worth the effort ! from Tony Duggan on http://www.musicweb.uk.net

     
 
Symphonie n°5
SOBR - Live - 12/6/82 - Audite
 
   
Raphaël Kubelik - Mahler 5 - Audite

Tout serait à citer dans cette interprétation, même si une discographie comparée rapide nous a fait préférer la version DG. Pourtant la lumière qui nimbe cette interprétation la rend très attachante.

An other splendid version which will have to be compared with other recordings. 

     
 
Symphonie n°6   
SOBR - Live - 06/12/68 - Audite 
 
   

Raphaël Kubelik - Mahler 6 - Audite

Cet enregistrement live précède de quelques jours celui réalisé en studio pour DG ; une récente audition comparée (14/10/01) nous a fait presque préférer la version DG dans les 2 premiers mouvements et le concert pour les 2 autres ! La comparaison avec la version Boulez DG, inintéressante au possible, et celle de Barbirolli (1967!) confirme la suprématie de cette dernière. On apprécie ici Kubelík pour l'aspect narratif et la variété des climats dans un tout très organisé (contrairement à l'idée répandue selon laquelle avec Kubelík l'arbre cache la forêt...). Mais dans les 2 versions, l'orchestre manque de corps et le spectre sonore privilégie les fréquences hautes ; cette fois on ne peut incriminer les ingénieurs du son de DG : cela vient-il finalement de l'orchestre ou de la salle ? Ce n'était pas sa symphonie préférée, puisqu'il s'agirait de son seul concert de la 6, à côté de la séance studio DG.

Recorded some days before the DG  studio recording, one can discerns some differences between the two versions, 3rd and 4th movements considered superior here. Maybe this is the Mahler's symphony where Kubelík interpretation lacks of some body and power. Nevertheless this is a really touching experience, but it does not match the Barbirolli version for EMI 1967 with the then great Philharmonia: a sort of miracle in the Mahlerian discography. He did not seem to like this symphony very much: apparently this is the only concert where he gave it, the DG studio recording apart.

     
 
Symphonie n°7 
Cologne SO - Live - 27/2/1961 - Thanks to Simon Clark
 
   
Document BR

Kubelík déclara dans une interview qu'une des raisons pour lesquelles cette musique connut unHaut de page - Top relatif purgatoire de près de 50 ans était qu'il s'agissait d'une musique écrite à la première personne, emplie d'émotions, 'voire de sang', ce qui pouvait expliquer que nombre d'orchestres étaient rétifs à l'interpréter. Outre ses concerts du temps de Prague, dont nous n'avons malheureusement guère de trace, il dirigea à de nombreuses reprises cette musique dès les débuts de son exil, tant à Amsterdam (cf. 4 et 5 dans cette page), Vienne (son fameux studio de la 1ère pour Decca) que Chicago avant d'aborder début 67 ce qui sera la 1ère intégrale au disque. Ici à Cologne on assiste à un superbe concert avec un excellent orchestre, même si l'ensemble fait parfois penser aux concerts de Gielen apr exemple avec sa couleur un peu grise 'orchestre de radio'. On est frappé surtout par la liberté de la lecture, ses nombreux rubatos, tout en apportant  un soin particulier aux détails de la partition. Seul le dernier mouvement sera rendu avec une plus grande maîtrise orchestrale dans les années suivantes (Audite, DG).

In his pioneering years, Kubelík gave this symphony at least once before in Vienna. Except for the beginning of the last movement, the orchestra plays very well this - rather- new music. Many delightful chamber music passages.

     
 
Symphonie n°7 
SOBR - Live - 5/2/76 - Audite
 
   
Raphaël Kubelik - Mahler 7 - Audite

Je me précipite encore (11/5/01) pour commenter ce CD : Christophe Huss venait de lui accorder la récompense suprême dans Répertoire. Il faut dire que lorsque les critiques ont finalement reconsidéré l'intégrale DG ces dernières années, ce sont notamment la 7e, avec la 1ère et la 4e, qui ont le plus trouvé grâce.  On retrouve dans le présent enregistrement ce qui fascine dans ces rééditions live chez Audite : la vie, les phrasés, les articulations, bref un naturel auréolé d'une lumière constante. On notera deux NachtMusik exceptionnelles et quelques défaillances techniques (cuivres début du V). Une rapide confrontation (20/5/01) avec Svetlanov et Bernstein-DG est confondante : cette fois le concert dépasse l'enregistrement studio, rien n'existe à côté.

Here again we find Kubelík's main characteristics in this Mahler live series: notably a feeling of non sophisticated approach, as if the work was re-created in front of us. For once, splendid sound, and plenty of ambiance. This is really incredible and probably will never be matched...

     
 
Symphonie n°7 
NYP - Live - 28/1/81 - site 
 
   

Avec Kubelík, on entend toujours les relations entre une œuvre et ses prédécesseurs, du même compositeur ou d'un autre (Berlioz et Beethoven ou Beethoven et Haendel par exemple). Ici on n'est pas seulement dans la septième, mais dans la seconde, la troisième... Collectionnant de plus en plus différentes versions de la même œuvre par Kubelík, il arrive (Beethoven) que l'on ne souscrive pas à l'idée alors répandue qu'il ne dirigeait jamais de la même façon. Pourtant ici on en a la confirmation : un premier mouvement dont la seconde partie est étonnamment lente, un dernier mouvement orgiaque et débridé, une merveille...

It is a pity one has to get the entire box to possess this essential version. One would not think primarily of such quality of tone and sound from the NYP. It does not sound "American" at all (as for some of the first recordings with the CSO at Mercury). The last movement sounds at least interesting (more than the DG recording which I know by heart). Besides Walter (who had his preferences in Mahler symphonies...) I really do not see any other conductor of such constant understanding and imagination.

     
 
Symphonie n°8

 Margaret Tynes - Erna Spoorenberg - Annette de la Bije - Nann Merriman - Anny Delorie - Anton Dermota - Vladimir Ruzdjak - Boris Carmeli
Concertgebouw - Holland festival 1963 - Live - Thanks to Simon Clark
 
   

Encore une fois on est bluffé par la relative qualité que l'on pouvait obtenir en radio à cette époque (cf. la 4e), malheureusement l'installation de l'amateur qui l'a enregistré a connu des déboires... Ceci dit on est bien ici devant l'œuvre d'un pionnier qui avait tout compris dès le départ de cette musique. Cà sonne plus naturel que les 2 seules versions que nous connaissons de 70 (studio DG et concert)

     
 
Symphonie n°8 

 Martina Arroyo - Erna Spoorenberg - Norma Procter - Julia Hamari - Donald Grobe - Dietrich Fischer-Dieskau - Franz Crass - Eberhard Kraus, Orgel
Chœur de la Radio Bavaroise - Chœur de la Norddeutschen Rundfunks - Regensburger Domspatzen - Frauenchor des Münchner Mottetenchores - 
SOBR - Live - 24/6/70 - Audite (CD/SACD)
 
   

Raphaël Kubelik - Mahler 8 - Audite

Une innovation semble-t-il intéressante de la part d'Audite : en SACD, on peut comparer la version originale de la bande avec une version "restaurée". En en restant à la version "compatible CD", qui est donc la version "restaurée" et sans avoir effectué de comparaison avec la version officielle de studio réalisée avec la même équipe sans doute quelques jours après, on est agréablement surpris de la maîtrise montrée ici (en regard de la , qui était alors la seule de la série Audite contemporaine de l'enregistrement DG et qui n'était pas un succès). Outre cette maîtrise, on appréciera la fougue supplémentaire de la première partie, alors que l'on bénéficie de la même ambiance "minérale" de la seconde. (Excellente critique de Jean-Charles Hoffelé)

The sleeve makes you want to buy a SACD player since you seem to be able to compare the original sound with a remasterized one. The poor music lover I am enjoyed on his CD player this recording made probably some days before the official DG recording. No disappointment here: the same cast and possibly more life than in the studio recording.

     
 
Symphonie n°9
 Boston - Live - 21/1/1967 - 'World Music Press' - Thanks to Riichiro Emori 
 
   

Enregistré 2 mois avant la version studio DG, cette œuvre n'était probablement pas à l'époque partie intégrante du répertoire de l'orchestre. Le premier mouvement est plus apaisé, très doux, aux antipodes d'un Klemperer par exemple. Le deuxième mouvement bénéficie de la qualité rare des membres de l'orchestre, dans une vision presque caricaturale : çà grince, çà couine, c'est assez sec et âpre, quelques rares flottements d'instrumentistes, on a l'impression que çà marie la 1ère période avec le Chant de la terre. Les entrelacs de la fin du 2e mouvement se retrouveront à l'identique dans la fameuse version DG. La virtuosité des Bostoniens s'apprécie encore plus dans le 3e où on est 'dans la dentelle', mais sans jamais perdre le fil conducteur ! Par ordre de priorité : 1 - La vérité de l'œuvre, 2 - L'influx, 3 - Le rendu, 4 - Les détails. La fin fait très final de la 7e, assez névrotique, avec toujours un de ses tunnels avant la péroraison finale, magistrale comme toujours. La balance de la prise de son privilégie un peu trop le tuba. Les cordes sont d'une finesse rare dans le final. (13/9/08)

I hesitated to give to this concert the maximum note. Rather rare 'tunnels', some hesitations from the players, but overall an outstanding vision, certainly not on the Klemperer side: being friends, their interpretations are at the opposite (and both enjoyable); the most striking may be the 1st movement: here it is not a farewell to life, just rather smiling afterthoughts. The 4th movement sounds really like the rewrited 10th, which Kubelík, as Bernstein, always refused to conduct. Some aerian moments are followed by moving ones. As ever with such a conductor and composer, you can find reminiscences of other works, 8th for example. The very end is not again death, just peaceful. In Mahler's music interpretation, after Mengelberg, Walter & Klemperer, there was Kubelík, period. Many thanks again to Riichiro Emori. (9/13/08)

     
 
Symphonie n°9 
 Chicago - Live - 9/1/1969 - Thanks to Joachim Wagner 
 
   

On est frappé pendant le premier mouvement de la pudeur de l'interprétation de cette pièce géniale, mais si intime qu'une surinterprétation deviendrait de mauvais goût. Et qu'on ne nous ressorte pas ici le "Kubelík interprète "romantique" donc dépassé de la musique de Mahler - il suffit d'écouter les 3 pièces de Berg pour se convaincre qu'il assimilait aussi les Viennois. Le passage calme  central est superbe ; pour le reste, si l'on peut déceler quelques approximations dans les enchaînements, on est en face d'une lecture très originale, le tout étant très vécu de l'intérieur si l'on peut dire. Un superbe 2e mouvement, un 3e mouvement magnifique, avec une fin tonitruante, mais le tout n'est jamais démonstratif. Le 4è mouvement est désarmant de simplicité et donc d'efficacité. Discographie comparée

A splendid version. Too bad our compared listening had too many samples, since the beginning of the first seems to be taken from the first rows and appeared too much noisy and then was discarded.
Compared listening

     
 
Symphonie n°9  ()
 SOBR - Live - 4/6/75 - Audite - Halloo - Remerciements à Riichiro Emori
 
   





Ce concert donné à Tokyo ne bénéficie malheureusement pas d'une bonne prise de son. Une récente discographie comparée "minute" ne nous a pas permis de la classer parmi les versions marquantes. On restera cependant fasciné par l'interprétation des 2 et 3èmes mouvements de la version DG. Discographie comparée

On était habitué au fait que de nombreux enregistrements, notamment de ceux de Kubelík qui nous occupent ici, étaient souvent trahis par le rendu sonore ; on en a ici un exemple flagrant : adressée par Riichiro Emori, grand collectionneur japonais, l'édition "Halloo" a laissé le son tel quel : on a plus de souffle mais la musique respire et vit, alors que le traitement infligé par Audite, pour rendre le son "plus propre", l'a comme émasculé. C'est bien la première fois que l'on préfère une édition pirate à une édition pourtant sérieuse comme celle de la firme Audite ! On en reprend donc la 'critique' : le 1er mouvement n'est toujours pas celui de Klemperer ni de Walter, pour ne pas parler des versions hédonistes de Karajan ou de Giulini : il est plus rustique, plus 'les pieds dans la glaise', il fonctionne pourtant aussi bien et chante tout du long. Le 2e est une redécouverte, le 3e une réussite totale comme à l'accoutumée, le dernier est poignant dans sa simplicité pourtant très travaillée. Une version "romantique" ? Cela n'a pas pourtant rien à voir avec Bernstein d'un côté ou Boulez de l'autre... (21/2/09)

An interpretation betrayed by the recording. Compared listening

Thanks to Riichiro Emori who sent us the 'Halloo' issue, we can rediscover this concert which I always thought betrayed by the sound in the Audite reissue, contrary to most critics! (see links below). Here, thanks to the NHK sound engineers I suppose, we get finally a vivid sound and this makes it one of the major readings of this score (with the Boston one in 1967 see above). Every player from the Bavarian orchestra should be applauded (clarinet, trumpets..., even some single bars from Rudolf Koeckert in the 3rd are so meaningful). Unfortunatly this is not available anymore I am afraid. (2/21/09)

     
 
Symphonie n°9
SOBR - Live - 5/1976 - Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   

Dommage que la bande ait quelques sautes d'humeur. Donnée au festival de Vienne, il s'agit d'une interprétation encore différente de celles que nous connaissions... Les deux premiers mouvements semblent très lents, cela donne au 1er un aspect très Chant de la Terre, apaisé : pas de fracas morbides comme chez Barbirolli ici. On apprécie le sens du détail et surtout un flux totalement maîtrisé. Le 3e mouvement est exceptionnel : "la musique rejoint l'âme" pour faire léger : aucun effet, de l'élégance, un naturel confondant. A rééditer dans la collection BBC Legends puisque le CD de Jean-François Fauduet provenait d'un enregistrement sur bande de la BBC réalisé par un correspondant anglais ? Le 4e est superbe comme d'habitude, puisqu'on ne connaît pas d'autres chefs sachant faire sonner les cordes comme lui. C'est très émouvant.

A new version and another different one. A splendid first movement, very slow, cool, detailed, a very slow second, a magical third and a fourth like some of other Mahlerian "mountain atmospheres" (6th & 8th)

     
 
Symphonie n°9 
New York philharmonic - Live - 24/1/78 - Thanks to Claude Aubrun 
 
   
Kubelik here with the SOBR...

Enfin ! On savait Kubelík capable de donner une lecture majeure de cette symphonie. La version DG pêchait comme souvent par une prise de son étriquée, avec un 1er mouvement un peu décevant par rapport aux superbes 2e et 3e. Dommage que la prise de son privilégie trop le public, mais au moins on a des timbres et surtout des basses et des timbales, défaut majeur de la prise de son DG. Et on a surtout un premier mouvement enfin habité, ce qui n'est pas tout à fait le cas de la version DG, encore moins de la version Audite à Tokyo, sans parler du concert de Chicago ci-dessus, dont le premier mouvement est obéré par les bruits parasites. L'orchestre est à la limite too much, anticipant presque le geste du chef et jouant de façon très extravertie. On sent un vrai bonheur de jouer cette musique. Qui pourra rendre de nouveau l'esprit de cette musique : pas Rattle avec son nouveau grand orchestre de chambre à Berlin, pas Haitink qui s'est rallié à cette "nouvelle objectivité", pas Boulez qui a déjà donné dans le genre "je vous le fais, mais je n'y mouillerai jamais ma chemise", pas Jansons, trop "straussien" (même si on lui sait gré de s'être rendu avec les musiciens de la Bavaroise sur la tombe de Kubelík fin 2005), apparemment pas Tilson Thomas ici, pas Abbado [qui devient de plus en plus intéressant avec l'âge et qui a repris les rênes de Lucerne, "orchestre" auquel Kubelík contribua beaucoup].

Mon blog / My blog Discographie de 50 versions... C'est pour moi la meilleure de toutes, avec sa version DG, Walter 61, Horenstein 66 et l'incroyable Bruno Maderna. Je l'ai mise en ligne : (22/02/2015)

Ever wanted to listen to Furt in Mahler's 9th? I am joking, but this is "the" 9th by Kubelík, even better than the DG recording (to which I have listened to at least one hundred times...). In fact it sounds like the Barbirolli recording with EMI, but with a more pronounced Mahlerian sensibility, and live! No wonder why Celibidache never conducted this music: it has to be done "a tempo". The orchestra is even a little bit too much extrovert, but is probably the best Mahlerian orchestra with Amsterdam and Munich. One of the very best live concerts by Kubelík I have, many thanks to Claude Aubrun. The Kubelík's strings sound is at their best in the 4th movement. Compared listenings

     
 
Symphonie n°10 - Adagio 
 SOBR - Live - 7,8/12/61?  - Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   

Quelques beaux moments, mais le tout est assez décousu et ne soutient pas l'intérêt.

What happened (and when?) - no interest.
Here an exceprt from an interview given to Alan Blith for Gramophon in 1968 about Mahler's 10th completion:
"After long and careful study, I cannot believe that the symphony would have turned out quite like that, had Mahler finished it. He changed a great deal as he wrote his symphonies and nobody can really tell what the completed work would have been like. One simply cannot put oneself into Mahler's mind".

     
 
Symphonie n°10 - Adagio 
WDR Köln - Live - 1962  - Remerciements à Franck Schneiders
 
   

C'est génial - bien sûr ce n'est ni Vienne ni la Bavaroise et il y a quelques fautes, mais on est pris de bout en bout, il suffit d'entendre le phrasé du thème principal après l'introduction. Le tout est pris dans un tempo assez allant, pas de fin du monde morbide ici, juste une empathie et une humanité de tous les instants.

Wandering in Prague the other day, in the Jewish district, I realized  Kubelík must have been influenced by Jewish - if not culture - at least proximity: he conducted many times in Israel, and had to struggle to make German or Viennese orchestra to conduct Mahler's music (his son told me about the Decca recording of the 1st, that the Vienna philharmonic just didn't want to do it...). That gives a clue about all recordings or concerts he made of Mahler's music in the 50' or beginning of the 60', which are generally faster and straighter than later on. Despite some rare faults, this is an archetype of Kubelík in Mahler. You can find this on the web. (11/22/2010)

     
 
Das Lied von der Erde 
 Hilde Rossel-Majdan - Waldemar Kmentt
VPO - Live - 30/8/59 - Thanks to Simon Clark
 
   

Le son est assez distant et l'orchestre n'est pas très ensemble, mais cela s'arrange ensuite, il est assez dur, mais curieusement moins que pour la 4e de Schubert donnée également ce jour-là. Dans le 1er Lied, Kmentt sera moins âpre et plus chantant onze ans plus tard à la bavaroise (ci-dessous). Rossel-Majdan n'est ni Ferrier ni Ludwig, mais donne une interprétation très personnelle du Lied 2. Globalement l'orchestre est plus raffiné dans les phrasés mais un peu moins sûr qu'en 52 dans le fameux enregistrement de studio de Bruno Walter. Le lied 3 est épatant à l'orchestre, au moins pour ce que l'on en entend. Le 4e est un peu "harsh" à l'orchestre et la soliste relativement placide. Bref tout cela manque de poésie et de respiration. L'abschied est honnête cependant. (17/12/09)

Having received at the same time a superb 4th from the same period, this is really a deception. Kmentt is much better eleven years later (see below). Rossel Majdan is a very good singer, just lacking of some insight. Sound is rather bad and the orchestra sounds rather harsh and tiny at the same time. Oh well...Haut de page - Top

     
 
Das Lied von der Erde 
Janet Baker - Waldemar Kmentt
SOBR - Live - 27/2/70 - Audite
 
   

Nous avons procédé à une discographie comparée rapide, anxieux de le découvrir dans cette œuvre qu'il  n'avait pu enregistrer pour DG (Jochum l'ayant fait pour DG en 63), alors que c'était sans doute la première œuvre de Mahler qu'il ait dirigé. 3 déceptions : les 2 chanteurs : Kmentt sonne un peu vieux et sans grande caractérisation (il n'est pas "à mi-chemin entre King et Patzak", en exagérant on peut dire qu'il cumule le peu de caractérisation de l'un et le manque de voix de l'autre), Baker n'a pas la voix, ni en timbre, ni en prononciation, ni en présence, et enfin l'orchestre est mal capté, trop lointain et manquant de définition. Ceci dit, Baker (et Kmentt) est bien dans la lignée de l'interprétation générale : une approche enfin moins "pompière" et plus poétique que nombre de prédécesseurs, la dernière partie de l'Abschied est notamment un must de poésie. Cette récente écoute comparée nous a rendu bien sévère par rapport à la pourtant fameuse version Walter / Ferrier, et même à la non moins fameuse Klemperer / Wunderlich / Ludwig, en préférant, malgré certains laisser-aller du chef, la version DFD / Bernstein. Mais des écoutes répétées de cette version nous convainquent insidieusement de sa suprématie : du Mahler sans outrance, on allait dire "à la Wunderhorn", du Mahler tout simplement...(02/10/02)
  (Excellente critique, comme toujours, de Jean-Charles Hoffelé, qui m'avait demandé il a déjà des années si je connaissais cet enregistrement).

Entendu récemment en concert cette œuvre par Montréal / Nagano à Pleyel (28/4/09), version ténor / baryton.
C'est peut-être une question de génération, mais j'ai trouvé incompréhensible cette version distanciée, chantée comme des lieder légers de Schubert et surtout sans la cohérence organique que mettaient les pionniers Walter & Klemperer ou les suivants, Kubelík - en concert lui aussi - ou Bernstein.
Mahler aurait dit à un ami lui montrant la partition quelque chose comme 'certains ne vont-ils pas se suicider après avoir entendu cela ?' Là on avait surtout envie d'oublier ce concert malgré l'épatant Orchestral Theatre n° 1 de Tan Dun donné en premier.

A compared listening, with many surprises (DFD / Bernstein often preferred to Ferrier / Walter and Ludwig / Klemperer) did not revealed a major version (except for "Die Schönheit"). But listened in its entirety, one is moved by the poetry, especially in the last part of "der Abschied". What appears as an under characterization from the singers, match in fact perfectly this project: let this work sound as it is and not as a false 9th symphony, with all the exaggerations in the expression it supposes. (10/02/02) Maybe he gave it once in Amsterdam in 1946, but for sure in 51 in Chicago and Vienna in 1959.

     
 
Das Lied von der Erde - Der Abschied

Dietrich Fischer-Dieskau
RIAS Berlin - Live - 24/3/63 - Lanne historical collection
Thanks to Riichiro Emori
 
   

Dans la tonalité du reste de ce concert donné en mémoire de Ferenc Fricsay, avec la marche funèbre de la 3e de Beethoven et le concerto n°2 avec Menuhin; une version très émue de cet Adieu par un Fischer-Dieskau très en voix, dans une interprétation à la fois très dramatique mais en même temps un peu sur son 'quant-à-soi'.

Maybe the only encounter between DFD & RK in Das Lied.  A very moving lecture, coping with the other works of this concert dedicated to Ferenc Fricsay's memory.

 

     
 
Lieder Eines Fahrenden Gesellen 

Dietrich Fischer-Dieskau
SOBR - DG - 11-12/12/68
 
   

Merveilleux accompagnement d'un chanteur hors pair pour cette musique. Pourquoi n'a-t-on jamais fait enregistrer à Kubelík le Chant de la terre chez DG ? Très bon complément, mais inutile d'avoir à regarder les plages quand on passe à Karl Böhm sur le CD...
On a beaucoup vanté la récente réédition de la version historique Dietrich Fischer-Dieskau / Furtwängler (EMI) de 1955 ; ceci pose le problème de l'interprétation : celle de Kubelík est un peu plus rapide (un peu moins lente), et à mon humble avis beaucoup plus caractérisée que celle de Furt qui tend à "Straussériser". Quant à DFD, si, quinze ans plus tard, la beauté vocale est un peu moins insolente, si certains ont pu qualifier son interprétation de moins "naturelle", c'est pour moi dans le sens où tout ici est plus travaillé (les nuances, le phrasé, on entend les consonnes par exemple, si si Roland Barthes) : l'art ici cache l'art. (08/01/02)
Dans un livre de souvenir, DFD, toujours humble, raconte qu'il essayait de montrer à Kubelík comme Furtwaengler dirigeait cette  musique alors que Kubelík le dirigeai à la Walter... (le livre comporte une errru en inversant les noms) (05/10/13)

A splendid recording and an incredible empathy between the two artists.

     
 
Kindertotenlieder 

Janet Baker
SOBR - 20/6/71 - Thanks to Riichiro Emori
 
 
   

 

Il aurait aussi donné cette œuvre avec Hilde Roessel-Majdan et Birgit Fassbaender. Donné aux 'Wiener Festwochen', je lui ai accordé la note maximale à cause de l'orchestre si coloré et poétique, aux timbres à la fois individualisés et se fondant superbement. Janet Baker avait un vrai talent de narratrice et l'on passera sur quelques duretés ou crispations passagères. Au total, une lecture recueillie, poétique mais sans noirceur exagérée.
 

Maybe not Katleen Ferrier here, but it is very well sung and characterized, moreover. Kubelík is here at his best in Mahler, i.e. insurpassable.

     
 
Kindertotenlieder 

Brigitte Fassbaender
SOBR - 11-12/6/1981
Thanks to Simon Clark
 
   

C'est peut être encore mieux que la précédente ! On n'est pas fan apriori de la chanteuse, mais ici, avec son espèce de Sprechgesang très maîtrisé, elle donne une interprétation pleine de profondeur et d'intelligence du texte. Rarement Kubelík nous aura montré qu'il faut dans Mahler et ailleurs creuser les phrasés, les attaques les sonorités pour faire sonner la musique comme elle se doit. Le vibrato de la chanteuse n'était pas très gênant cette fois-là. (07/6/10)
 

We thought the previous concert with Baker was an absolute must, and here is another magnificent concert, with a quite different soloist. The end is absolute Mahler poetry.

     
 
Das Klagende Lied 
Julia Hamari -   Rose Wagermann -  David Rendall
Choir (Heinz Mende) & SOBR - 7-8/6/1979 - Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   

Une espèce de miracle. Jusqu'ici, tenant des interprétations vécues par rapport aux "léchées" ou intellectuelles, on préférait la version Win Morris (Decca). Quand on sait que l'on n'a trace que de cet unique concert pour cette œuvre par Kubelík, on est abasourdi du résultat : tout y est : du mystère, du rythme, de la couleur, des solistes superbes (meilleurs que chez Morris), qui malgré la tessiture et le texte, ne crient jamais, des chœurs magnifiques (d'ambiance très Weber notamment - préparés par Hans Mende).

 

 

 Cette fois, c'est disponible chez Pragadigitals ! cf. Mon blog / My blog [en]

(18/5/04)

 

 

 

 

 

In my wishes as a Kubelík fan, I could not have imagined he made it; then I learned he did it maybe only once, and here it is - and moreover this is just tremendous: at the same level as his numerous 1st, the 7th in Munich or New York, 2 & 3 in Munich: you have the impression to discover the true nature of the work, with splendid soloists, choir and orchestra. It surpasses even the Win Morris issue (Decca) which was our preferred one before. (5/18/04)

It's now available at Pragadigitals! cf.: Mon blog / My blog

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