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Bohuslav Martinu
Bohuslav Martinů 
(1890-1959)
     
 
Orchestre
Les Fresques
Vienne / 1956 
RPO / 1958
Philharmonique France / 1960
Chicago / 1980

Symphonie n°2
Symphonie n°4
Symphonie n°6
 
   
     
 

Les Fresques de Piero della Francesca
Orchestre philharmonique de Vienne - Orfeo - 26/08/1956 
 
   

Martinu - Les fresques

Il s'agit de bandes de la Radio autrichienne, et ici de la création mondiale de cette œuvre. C'est tout simplement splendide. Les notices des disques Orfeo consacrées à Kubelík sont toujours excellentes (contrairement aux pochettes...). On y trouve notamment un extrait de l'ouvrage d'Otto Stasser, membre et directeur de l'orchestre philharmonique de Vienne : "et en plus on est payé pour çà..." paru en 1974. Un extrait particulièrement révélateur de la personnalité de Kubelík : "Kubelík était un homme bon - sans doute trop pour le milieu musical - idéaliste et il portait en lui à la fois quelque chose de Bruno Walter et de Wilhelm Furtwängler : comme Walter, il essayait de nous guider par persuasion et non par autoritarisme [...] Il s'adressait à nous avec "mes amis" et j'ai toujours pensé que quelque chose de plus sévère nous aurait fait le plus grand bien. Je l'ai toujours considéré comme un artiste d'une très grande sensibilité, qui, dans ses interprétations, cherchait moins la brillance que l'introspection et l'expression." À noter que Kubelík devait créer La passion grecque à Covent Garden en 1958, mais des critiques s’élevèrent contre la progression dramatique trop « hardie » de l’ouvrage. Martinù en établit plus tard une seconde version différente chantée en tchèque.

These recordings come from the Austrian radio and we can here listen to the work's creation, splendidly done. As sleeve notes from Orfeo are always remarkable, I cannot resist to reproduce here extracts from Otto Stasser' book (member of the VPO) "And ones paid for it too" : "Kubelík, a basically kindly - perhaps for the music profession too kindly - idealist, had at the same time something in him of Bruno Walter - and Furtwängler - nature. Like Walter he tried to guide us by persuasion and never by authoritarianism, and his gestures as a conductor already had something friendly, never curtly dictatorial, about them. He addressed us in rehearsal as " dear friends ", and I often thought that something sterner would have done us all good. I regarded him as a particularly sensitive artist who in his music strove less for brilliance than for internalisation and expression. In the following years we often travelled with him, in Germany, Switzerland, Holland, England and Ireland; on the occasion of the re-opening of the Vienna State Opera he conducted Aida, and I cannot give any real reason why our once so close connection became loosened.". One can wonder about these last words for all Kubelík experiences, except in Munich. Maybe a famous recording engineer at Decca preferred Solti?
Kubelík wrote to the composer this day: "I don't know if you listened on the radio to the Salzburg concert--and if so, if you were satisfied with the performance, but one thing I am sure of, and that is that the Vienna Philharmonic Orchestra was rapturous about "Frescos". The score is bewitchingly transparent, expressive and sounds refined. In short-a delicious piece from all points of view! I thank you from my heart and remember you in loyal friendship! Your old friend as always - Rafael".Haut de page - Top

     
 
Les Fresques de Piero della Francesca 
RPO - EMI - 12,14/4/1958 
 
   



Composée  durant l'hiver 1954-1955, Les Fresques de Piero della Francesca  ont été dédiées à Raphaël Kubelík qui créa l'œuvre en 1956 (cf. plus haut). Il s'agit ici de sa deuxième version discographique ; nous comparerons prochainement cette version avec celle de la création (Orfeo cf. ci-dessus).

Written during the 54-55 winter, Les Fresques de Piero della Francesca were dedicated to Kubelík who created them in 1956. This second version will be compared soon with the premiere.

     
 
Les Fresques de Piero della Francesca 
Société des Concerts du Conservatoire - Live - 31/01/1960 - Broadcasting - Thanks to Jean-François Fauduet
 
   

La clarté des timbres du fameux orchestre de la Société des concerts du conservatoire jour pleinement dans ce qui est probablement la création française de l'œuvre, 4 ans après la création mondiale qu'il donna le 26 août 1956. Une discographie comparée s'impose puisque nous avons ici 4 des 6 versions répertoriées. (03/02/08).

A fourth version of this work by Kubelík, probably the first in France. An occasion to hear this splendid orchestra still keeping a 'French' sound. A compared listening has to be made...

 

 

     
 
Les Fresques de Piero della Francesca 
Orchestre philharmonique - Live - 9/09/1960 - Broadcasting - Thanks to Jean-François Fauduet
 
   

Le début est assez catastrophique : un festival de fausses notes ou de traits avortés. Mais après çà marche : l'orchestre se met en place et permet d'apprécier la connivence entre les musiciens français et cette musique.

Dans cette réédition Forgotten records, on apprécie la rutilance des cordes, qui crépitent. Le 3e mouvement, de ce qui est sans doute le chef d'œuvre du compositeur, est épatant (21/2/13)

Maybe this will be never published *: it comes from a program of "France-Musique". The beginning of this concert (with no less than Berg Violin concerto and Brahms 4th) is terrible: no one follows the bar, bad playing , when it is played... and then it works: one wonders if there is a better orchestra than a French one to play this music. * This is confirmed by a superb report of this radio broadcasting by Forgotten records! (2/21/13)

     
 
Concerto pour deux orchestres à cordes,  piano et timbales
Sidney Crook, piano - James Bradshaw - Timpani - Orchestre Philharmonia - EMI (Membran)  - 10/5/1950
 
   
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On est toujours épaté par les éditeurs qui ressortent des enregistrements commerciaux d'il y a plus de 50 ans, abandon des droits oblige : ils prodiguent des efforts certains pour se procurer les bandes ou copier les enregistrements et font preuve en même temps d'un dilettantisme certain quant à leur édition : on annonce ainsi que cet enregistrement a été fait avec la philharmonie tchèque en 1950, alors que Kubelík avait émigré de ce pays, alors sous le joug communiste, en 1948... Il s'agit curieusement d'un enregistrement EMI sauf erreur jamais édité, alors que Kubelík le refera pour la même firme avec le même orchestre 5 ans plus tard... (mais est-ce bien vrai ?). Kubelík dirigea cette œuvre de 1938 dès 1949 au moins, œuvre qui devint un de ses "tubes". Cette version tranche par rapport à toutes celles qui suivront par un son plus émacié et peut-être plus de poésie. Une découverte inattendue !

A discovery: Kubelík recorded this for EMI in 1950, five years before a remake for the same firm and with the same orchestra... Maybe his more poetic version.

     
 
Concerto pour deux orchestres à cordes,  piano et timbales
Sidney Crook - piano, James Bradshaw - Timbales - Orchestre Philharmonia - Testament  - 03/09/1955
 
   


Une œuvre poignante de l'après-guerre d'un compositeur ami de Kubelík. Il nous semble avoir entendu encore mieux en concert à Paris, mais il s'agit d'une superbe interprétation dans un son très correct. Une œuvre fétiche du chef.

A splendid work, in one of its best version on record. Kubelík conducted it at least 29 times
He created also Martinů's "Fantasia concertante" with Margrit Weber.

     
 
Concerto pour deux orchestres à cordes, piano et timbales
Boston symphony orchestra - Live - 17/01/1967 - Thanks to Simon Clark
 
   

Peut-être une de ses meilleures versions d'une œuvre qu'il fit connaître dans le monde entier. Un punch et une présence incroyables.

Maybe his best version, and there are many...

     
 
Concerto pour deux orchestres à cordes, piano et timbales
Orchestre de Paris - Live - 28/10/1982 - Broadcast - Remerciements à Jean-François Fauduet   
 
   

A l'époque, peu de mélomanes parisiens connaissaient cette œuvre... l'orchestre encore moins. Je la connaissais à peine lorsque j'assistai à ce concert et c'est vraiment une grande expérience de l'entendre jouée ainsi en direct salle Pleyel, malgré l'acoustique (Cf. Mahler 4 au même concert). Grâce à la prise de son, l'œuvre a beaucoup d'impact sonore, une de ses principales qualités.

I was so glad to attend this concert, along with Mahler 4, since this work has a tremendous impact in concert. Even if the orchestra was not accustomed to it, this is a very powerful version.

     
 
Concerto pour deux orchestres à cordes,  piano et timbales
Chicago symphony orchestra - Live - 20-22/3/1980 - Broadcast - Remerciements à Jean-Louis Roux
 
   

Construction.

     
 
Concerto pour deux orchestres à cordes,  piano et timbales
New York Philharmonic - Live - 18/9/1979 - Broadcast - Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   

With Zdenek KoslerSuperbe prise de son de concert, le pianiste est un peu raide. L'ensemble est très beau mais manque un peu d'engagement.

The speaker was right to say that besides Koussevistky, Munch and Ancerl, Kubelík was the most important supporter of Martinů's music. A good version altogether.

     
 
Concerto pour deux pianos et orchestre
 Janine Reding, Henry Piette - Orchestre National de France - Olympia - 03/09/1955 
 
   
Martinu et Malipiero

Un disque dédié au duo de piano "Reding et Piette". On entend principalement les pianos et l'enregistrement est assez pauvre et daté. Une œuvre moins intéressante que le fameux concerto pour deux orchestres à cordes, piano et timbales dont Kubelík avait donné de merveilleuses interprétations.

Poor sound, dedicated to the piano duet.

     
 
Concerto pour piano n° 2
  Rudolf Firkušny - Philadelphia orchestra - live - 12/10/82
Remerciements à Jean-François Fauduet 
 
   

Le report est mauvais. On n'est pas trop fan des concertos pour piano de Martinů, manquant un peu d'inventivité. C'est évidemment très bien fait par les deux vieux compères.

This a little bit too much simple music, even very well done as it is here.

     
 
Concerto n° 4 pour clavier et orchestre "Incantation"
Rudolf Firkušny - Philadelphia orchestra - live - 30/8/1957
 
   


Selon l'auteur, le titre devait être pris comme "l'évocation de charmes magiques". Si l'on trouve que les concertos pour piano de Martinů manquent parfois un peu de consistance, il y a bien de la magie dans la virtuosité pianistique et les couleurs orchestrales de ce bref concerto en 2 mouvements. Le meilleur interprète de Martinů y excelle une fois de plus.

A very interesting piece, played splendidly by the best pianist for Martinů's music.

     
 
Concerto n° 5 pour clavier et orchestre "Fantaisie concertante"
Margrit Weber - SOBR - DG - 1966 
 
   

Un excellent enregistrement (couplé ici avec du Tchérépine par Fricsay et non par Kubelík, mais avec les Nuits de Falla par RK). Œuvre comme presque toujours "intéressante" de Martinů mais moins marquante que le Concerto pour deux orchestres à cordes, piano et timbales (cf. au-dessus).

A very good recording indeed, coupled with the Falla Nights with the same artists.

     
 
Symphonie n° 2 
Orchestre philharmonique tchèque - 20/10/1946 - Thanks to Simon Clark
 
   

Dommage qu'il y ait des trous au début, car on est bien content de posséder un document des années du début à Prague, notamment dans Martinu, qui plus est dans un son très acceptable pour l'époque. Comme toujours chez Martinů, on a le sentiment de "déjà vu" et en même temps une impétuosité et des couleurs qui subjuguent...

(13/12/09)

The "Fresques" apart, all testimonies of Martinů music by Kubelík are rather old: here in 1946 it sounds like an historical recording, with much more 'portamenti" than later on.(12/13/09)

     
 
Symphonie n° 4 
Orchestre philharmonique tchèque - EMI - 10/6/1948 
 
   


 

C'est bien dommage d'entendre une des rares œuvres de Martinů dirigées par Kubelík dans un son voilé (qui devrait probablement pouvoir être amélioré). Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Kubelík dirigea finalement peu de Martinů, à part son tube : le Concerto pour double orchestre à cordes, piano et timbales. Il dirigea la première création à Prague de cette symphonie (comme la 2e, le concerto 1 pour violoncelle avec déjà Pierre Fournier et l'Ode à Lidice). Cette symphonie avait connu sa création mondiale en 1945 à Philadelphie. Kubelík créera lui-même les créations mondiales de la messe militaire (20/2/1946) et de la cinquième symphonie lors du concert final du Printemps de Prague le 28/4/1947). Cette symphonie sera donnée une dernière fois le 1er juillet, 16 jours avant son exil.
Néanmoins, malgré ce son précaire, on assiste à une interprétation de premier plan, très engagée, très "respirée". .(04/8/04)
Le son est un peu mieux dans la réédition Membran. (03/3/13)

It is a pity we do not have so many testimony from Martinů conducted by Kubelík. Sound is rather dull, but what an interpretation! He will give it again on 1st of July 1948, 16 days before his departure from his native country.

     
 
Symphonie n° 6 "Fantaisies symphoniques" 
SOBR - Broadcast - 5/6/62 - Mono - Thanks to Rudolf Stolz
 
   

C'est inespéré et... fulgurant. Inespéré car ce n'était pas dans nos tablettes, mais la liste des concerts de Kubelík fournie récemment (05/07) par la Bavaroise est malheureusement incomplète. Fulgurant, tel est le mot qui vient à la 1ère écoute. Cette partition fourmille de vie et cela est parfaitement rendu, avec un sens très poussé du détail dans un mouvement ample. À comparer avec la version du créateur de l'œuvre en 1951, Charles Munch : on possède un enregistrement public de 1967 avec la philharmonie tchèque où on l'entend de près grogner ou donner des indications : c'est plus bouillonnant mais sonne moins "Martinů".

(27/3/06)

A real surprise, since we did not know this was existing (impossible to join the Bavarian Radio in order to complete our list). This music - for a first lecture - never sounded so simple and efficient to me. Must be compared to the creator's lecture : Charles Munch for example in a concert if 1967 in Prague: it is more vivid, but sound less 'Martinů'.

     
 
Mémorial pour Lidice 
Czech PO - Live - 14-15/6/1946 - Supraphon
 
   

Cette œuvre fut écrite en souvenir de la destruction par les nazis du village tchèque de Lidice, le 10 juin 1942, créée par le NYP sous la direction d'Arthur Rodzinski le 28 octobre 1943 pour le 25e anniversaire de l'indépendance tchécoslovaque.
Cette partition de 9' est un adagio funèbre, assez poignant. Contrairement aux autres documents de cette réédition, le son est ici assez mauvais.

(05/5/12)

A 9' funeral adagio in memory of the nazi destruction of the Lidice Czechoslovak  village. Moving, but the sound is rather bad.

 Biographie de Rafael Kubelík - Discographie de Rafael Kubelík - Liste des concerts de Rafael Kubelík - Les meilleurs enregistrements de Rafael Kubelík
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