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Johann Sebastian Bach

(1685-1750
     
 
Concerto pour 2 claviers BWV 1061
Rafael Kubelík, Wolfgang Sawallisch,
Kubelík cond. Frankfurter Bachorchester - 11/02/1968 - "Theatre disques" - Thanks to Riichori Emori
 
   

C'est plus satisfaisant que les concertos pour 3 & 4 claviers donnés à Munich (ci-dessous). Notamment un mouvement lent de toute beauté où le temps semble suspendu. "L'éditeur" est parfaitement inconnu.

A great lecture, by two talented 'amateur' pianists. They gave a Mozart's sonata for 2 pianos the same evening.

 

     
 

Concerto pour 3 claviers BWV 1064
Rafael Kubelík, Rudolf Kempe, Fritz Rieger,
Rieger cond. Orchestre philharmonique de Munich - 23/12/1970
Concerto pour 4 claviers BWV 1065
Wolfgang Sawallisch, Rafael Kubelík, Rudolf Kempe, Fritz Rieger,
Kubelík cond. Orchestre philharmonique de Munich - 08/11/1972 - 4 pianos : DVD Dreamlife
 
   



Kubelík était un des chefs d'orchestre les plus collégiaux : il était ami avec de très nombreux confrères, au premier rang desquels Klemperer, pour qui il dirigea en hommage la 9e de Beethoven à Londres, ainsi que pour István Kertész ou Ferenc Fricsay. On le retrouve ici avec trois compères, Kubelík ou Rieger dirigeant du piano (il donna également des concerts privés avec Sawallisch avec des pièces à 4 mains ou 2 pianos de Schubert). La disposition des pianos et de l'orchestre était bien originale pour l'enregistrement du 4 claviers (photo).

A part le début, tout est bien ensemble mais c'est bien sérieux et fait une peu 'boite à musique". C'est un peu suranné, mais fait avec beaucoup de goût et... de mesure.
Kempe (cf. courte biographie) était alors à la Philharmonie de Munich, Sawallisch à la tête de l'Opéra de Bavière, Rieger, d'origine tchèque comme son nom ne l'indique pas, avait pris la tête du même orchestre après la guerre et participa à l'intégrale Hartmann publiée chez Wergo ; bref des voisins !

L'extrait de la réédition paru chez Dreamlife est épatant : Rassembler trois 'collègues' n'était pas si évident : voir Sawallisch sortir sa partition de poche pour essayer de prendre les choses en main, Kempe avoir envie aussi de diriger l'orchestre. Fritz Rieger apparaît bien proche de Kubelík, Kempe avec son regard d'aigle un peu en dehors et Sawallisch qui joue au Kappelmeister - le meilleur pianiste ici avec Kubelík, qui, avec son humour, permet d'arrondir les angles. (23/6/08)

Kubelík was one of the most collegiate conductors: he was friend with very numerous colleagues, in the first rank of which Klemperer, for whom he gave in hommage the 9th of Beethoven to London, as well as for István Kertész and Ferenc Fricsay. He is here with three partners, Kubelík or Rieger conducting here. (He also gave private concerts with Sawallisch at 4 hands or 2 pianos of Schubert). The setting of pianos and orchestra was very original for recording of the 4 keyboards concerto (photograph).
Apart from the beginning, everything is very together but very serious. It is a bit 'old way', but made very tastefully and with measure... Kempe  was then in the Philharmonic of Munich, Sawallisch at the head of the Bavarian Opera, Rieger, of Czech origin as the name does not show, had become leader of the same orchestra after the war and participated in the Hartmann complete symphonies published by Wergo; in brief: neighbors...

The DVD rehearsal issue is very interesting and makes you appreciate more their music making.

     
 
Concerto pour violon n° 2 in E major, BWV 1042
Gioconda de Vito, Royal Philharmonic Orchestra
24-25/06/1959, Studio No.1, Abbey Road, London - Testament
 
   


Franchement, cela vaut bien beaucoup de versions baroques ultérieures. Malgré l'âge, çà tient la route, même si de Vito n'est pas la soliste du siècle, mais il y a beaucoup d'engagement. Notamment un deuxième mouvement très "habité".

A splendid recording, in the "old" way - even if he soloist is not the XXth century's master, this is enjoyable playing throughout. A pity we do not have so many testimonials from Kubelík in Bach (Easter & Christmas Oratorio, some Brandenburg concertos and orchestral suites). His son told me he never wanted to conduct too much religiously involving music such as the Passions or Messiah.

     
 
Concerto pour violon n° 2 in E major, BWV 1042
Yehudi Menuhin - RIAS - 24/3/63 - Live Mono - 'Lanne historical collection' - Thanks to Riichiro Emori
 
   

Au cours de concert donné à la mémoire de Ferenc Fricsay (voir Beethoven), Menuhin donne une bonne version de ce concerto, un peu lente, avec un son un peu émacié. Le mouvement lent se transforme ici en marche funèbre.

Along this concert given to celebrate Ferenc Frisay's death 1st anniversary, Menuhin gives a good lecture of this piece, a little bit slow.

     
 
Concerto pour 2 violons BWV 1036
Rudolph & Rudolph Joachim Koeckert - SOBR 24-25/02/1972 - Live
 Remerciements à Jean-François Fauduet
 
   

La prise de son ne privilégie pas les solistes, le tout est très "allemand".

If you like your Bach music 'serious', this is for you!

     
 
 Cantate BWV 209  
Karl Bobzien - Agnès Giebel - SOBR - 24/2/72

Suite n°1
- SOBR - 26/9/68
SOBR - 197??? Thanks to Franck Schneiders
Suite n°4 - SOBR - 28/3/69  
 
   

C'est bien passionnant finalement. Passons sur la cantate assez pénible et la chanteuse encore pire. Pour les suites, çà me rappelle deux choses :

  • avoir revendu la version Savall après l'avoir acquise sur les conseils du Diapason de l'époque (la couverture et le concept étaient si beaux, mais l'insuffisance instrumentale devint vite insupportable - les symphonies de Beethoven par Gardiner connurent rapidement le même sort également) ;
  • et le souvenir du colossal (sans K) de Mengelberg, qui à notre humble avis ne fut jamais aussi génial que dans Bach et son maître Mahler (encore que certains préludes de Liszt...).

Franck Schneiders (toujours féru de fausses pochettes de disques...) nous adresse la Suite n° 1, enregistrée en stéréo et sans public, dans un son très présent. C'est encore mieux que le version précédente... (21/9/14)

On a ici (dans la 4 surtout) une version plus gouleyante que mythique, plus sérieuse que débraillée. Disons les mêmes qualités que dans le studio de 'Musique d'eaux' et 'Feux d'artifice' de Haendel. C'est un poil lent, un poil compassé, un poil uniforme, mais surtout un grand poil musical !

Tell me why such an artist and musician could be wrong all the time conducting music, let say, before Mahler? Here is a testimony of a cantata rather boring and badly sung (but this is a very difficult piece) and two Suites from Bach: except for the extra-terrestrial remembering from Mengelberg, where do you find so much musical reading?

Franck Schneiders (who loves to make fake sleeves...) sent us another version of the suite n°1: whithout public, in stereo. This is even more enjoyable? (9/21/14)

     
 
Cantate BWV 50 (chœur "Es'Nun ist das Heil und die Kraft")

Concerto pour 2 violons

Charles Rex, Kenneth Gordon
New York Philharmonic - 21,22,23,26,28-3,2-4/1985
Remerciements à Alexis Ano
 
   

Le critique de l'époque au New York Times, pour ce concert donné pour le tricentenaire de Bach, était très critique : "quitte à ne pas jouer sur des instruments anciens autant avoir un orchestre symphonique au complet plutôt qu'en 'formation Mozart'". Wrong again ! du rythme, de la musique instead. Cà n'a pris une ride ! Nous manquent malheureusement du même concert le Magnificat et la suite n°3.

Yes you were not still obliged to play Bach in 1985 in a Calvinist way...

     
 
Weihnachts-Oratorium 1-4
Ellen-Margrethe Edlers, sopran. Else Brems, alt. Uno Ebrelius, tenor. Odd Wolstad, baryton
Chor und Orchester des Dänischen Rundfunks - Live - 17/12/1959
Thanks to Franck Schneiders
 
   

Son fils Martin me disait que Kubelík ne voulut pas diriger les œuvres trop religieuses comme les Passions de Bach ou le Messie de Haendel, pour des raisons d'ailleurs pas très claires. Comme souvent tout n'est pas très juste : les trompettes, comme d'habitude et les chanteurs, comme souvent. Quand pourra-t-on écouter sa Messe en si ? Malgré tout ses défauts, ce concert est un touchant témoignage de Kubelík dans Bach, empli d'une ferveur toute poétique.

Trumpets are out of tune most of the time, singers a little bit too, though this is an interesting testimony of Kubelík conducting Bach. He gave this piece apparently only once...

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